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Metro prône la patience pour ses pharmacies Brunet chez Target

Metro attribue notamment la hausse de ses ventes... (PHOTO ANDRÉ PICHETTE, ARCHIVES LA PRESSE)

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Metro attribue notamment la hausse de ses ventes trimestrielles à la restructuration de son réseau de magasins en Ontario.

PHOTO ANDRÉ PICHETTE, ARCHIVES LA PRESSE

Julien Arsenault
La Presse Canadienne
Montréal

Malgré les difficultés rencontrées par Target depuis son arrivée au Canada, la direction de Metro (T.MRU) ne semble pas regretter son partenariat annoncé il y a près d'un an avec le géant américain du commerce de détail.

En vertu de l'entente, Metro exploitera 18 pharmacies sous sa bannière Brunet parmi les 25 magasins Target au Québec. Jusqu'ici, 13 pharmacies ont été ouvertes dans les succursales québécoises de la société américaine.

«Il y a clairement des problèmes d'achalandage dans les magasins Target. Nous ne sommes pas où nous voudrions être», a reconnu mercredi le président et chef de la direction de Metro, Éric La Flèche, au cours d'une conférence téléphonique visant à discuter des résultats trimestriels.

Cette affirmation du patron de Metro survient au moment où les dirigeants de Target au Canada ont admis certaines erreurs en ce qui a trait à l'expansion du détaillant américain au pays.

Questionné par les analystes, M. La Flèche n'a pas donné l'impression que l'entreprise établie à Montréal regrettait sa décision.

«Il ne s'agit pas de grandes pharmacies, a-t-il rappelé. Nous sommes patients. Nous allons voir comment se déroulera la suite des choses au cours des prochains trimestres.»

Le dirigeant de Metro a simplement indiqué que la bannière Brunet se portait bien et que l'entreprise ne dévoilait pas les ventes en ce qui a trait à son secteur pharmaceutique.

Metro avait conclu ce partenariat avec Target entre autres pour accentuer sa présence dans le secteur pharmaceutique à la suite de la transaction qui avait permis à Loblaw (T.L) d'acquérir Shoppers Drug Mart (T.SC), qui exploite la bannière Pharmaprix au Québec.

Au troisième trimestre, les profits de Metro sont demeurés stables alors que son chiffre d'affaires a grimpé de 1,4 % en dépit d'une concurrence très vive dans le secteur de l'alimentation.

Pour la période de trois mois terminée le 5 juillet, la société a engrangé un bénéfice net de 144,5 millions, ou 1,63 $ par action, par rapport à 144,4 millions, ou 1,49 $ par action, au troisième trimestre de 2013.

Cela n'a pas empêché le titre de Metro de glisser à la Bourse de Toronto, où il se transigeait, en après-midi, à 69,15 $, en recul de 3,02 %.

Le chiffre d'affaires de l'entreprise s'est quant à lui établi à 3,62 milliards $, comparativement à 3,57 milliards $ l'an dernier, une performance que l'épicier attribue à la restructuration de son réseau de magasins en Ontario.

«Trois magasins Metro sont passés sous la bannière Food Basics et nous avons complété des rénovations majeures dans trois autres succursales Food Basics, a expliqué M. La Flèche. Nous allons aussi acquérir deux autres magasins en Ontario qui deviendront des Food Basic.»

Les ventes des magasins comparables ouverts depuis au moins un an - un indicateur clé dans le secteur du commerce de détail - ont quant à elles progressé d'un %.

«Nous sommes satisfaits de nos résultats du troisième trimestre réalisés dans un environnement qui demeure difficile», a souligné M. La Flèche.

Metro, la troisième plus grande chaîne d'alimentation au pays, fait face à une vive concurrence, notamment de la part de Loblaw, Sobey's (T.EMP.A), Costo et Wal-Mart. La semaine dernière, l'épicier a conclu l'acquisition des Boulangeries Première Moisson.

Irene Nattel, de RBC Marchés des capitaux, a souligné que les résultats de l'épicier correspondaient à ses prévisions. L'analyste s'attendait à un profit de 1,62 $ par action alors que la plupart des analystes prévoyaient un bénéfice de 1,64 $ par action.

«Les résultats sont aussi stimulés par l'inflation, qualifiée par la direction (de Metro) de »supérieure aux trimestres précédents, mais inférieure à l'indice des prix des aliments achetés en magasin publié par Statistique Canada«», écrit Mme Nattel dans un rapport.

De son côté, la marge brute a fléchi pour passer de 19,2 % à 18,9 %, ce à quoi s'attendait l'analyste Peter Sklar, de BMO Marchés des capitaux.

L'épicier emploie plus de 65 000 personnes au Québec et en Ontario. Il exploite plus de 600 magasins, sous les bannières Metro, Metro Plus, Super C et Food Basics en plus de 250 pharmacies réunies entre autres sous les bannières Brunet et Brunet Plus.




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