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Développement d'avions: Embraer veut limiter le financement public

«Si l'industrie pouvait établir un cadre pour le... (Photo Bernard Brault, archives La Presse)

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«Si l'industrie pouvait établir un cadre pour le financement du développement d'avions semblable à ce que nous avons pour le crédit à l'exportation, nous aurions des conditions équitables dans le marché», a déclaré mardi à des journalistes le PDG d'Embraer, Paulo Cesar Silva, selon l'agence de presse Reuters.

Photo Bernard Brault, archives La Presse

Sylvain Larocque
La Presse

Préoccupé par la multiplication des nouveaux avions développés à l'aide de fonds publics dans le monde, Embraer souhaite que l'industrie limite le financement gouvernemental des futurs programmes aéronautiques.

«Si l'industrie pouvait établir un cadre pour le financement du développement d'avions semblable à ce que nous avons pour le crédit à l'exportation, nous aurions des conditions équitables dans le marché», a déclaré mardi à des journalistes le PDG d'Embraer, Paulo Cesar Silva, selon l'agence de presse Reuters.

Lundi, le Brésil a indiqué qu'il allait contester devant l'Organisation mondiale du commerce (OMC) l'aide financière qu'a reçue Bombardier pour sa nouvelle gamme d'avions C Series.

Le dirigeant a souligné que la Russie, le Japon et la Chine ont lancé ou lanceront bientôt de nouveaux avions dans le segment des jets régionaux actuellement dominé par Embraer et Bombardier.

«Il s'agit d'un marché à peine assez grand pour deux constructeurs, a-t-il estimé. À cinq, ce sera impossible.»

Embraer n'a pas reçu de financement public direct pour la remotorisation de sa gamme d'avions E-Jets, actuellement en cours, mais l'entreprise bénéficie de contrats militaires octroyés par l'État brésilien.

Pour développer la C Series, Bombardier a reçu des prêts de 350 millions du Canada, de 118 millions du Québec et de 155 millions de livres sterling (256 millions) du Royaume-Uni. Plus tôt cette année, le gouvernement québécois a déboursé 1 milliard US pour acquérir 49,5 % de la C Series. Tant Québec que Bombardier assurent toutefois qu'il ne s'agit pas d'une subvention, mais d'un investissement.




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