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Un transporteur ne veut plus le premier appareil CSeries

Le porte-parole de Bombardier a réitéré que les essais... (PHOTO ALAIN ROBERGE, ARCHIVES LA PRESSE)

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Le porte-parole de Bombardier a réitéré que les essais en vol de la CSeries devraient reprendre au cours des «prochaines semaines».

PHOTO ALAIN ROBERGE, ARCHIVES LA PRESSE

Julien Arsenault
La Presse Canadienne
MONTRÉAL

Préoccupé par l'incertitude entourant le programme de la CSeries, dont les essais en vol sont suspendus depuis trois mois, un transporteur suédois a signifié à Bombardier  (T.BBD.B)  qu'il ne voulait plus être le premier client à recevoir son nouvel avion.

Dans des documents financiers publiés sur Internet, Braathens Aviation dit être en discussions avec l'entreprise établie à Montréal pour trouver de nouvelles dates de livraisons.

«Nous avons informé Bombardier que nous ne serons pas son opérateur de lancement», est-il écrit.

La société se questionne toutefois quant à l'impact de l'interruption des essais en vol - provoquée par l'explosion d'un moteur - sur l'entrée en service de la CSeries, prévue pour la deuxième moitié de l'année 2015.

«Subséquemment, il se pourrait que cela (l'incident) provoque un autre retard dans la livraison des CSeries», peut-on également lire dans les documents.

En 2011, Braathens a passé une commande ferme de cinq CS100 et cinq autres CS300 - évaluée à 665 millions de dollars - avec une option pour 10 appareils supplémentaires, ce qui pourrait faire grimper son prix total à 1,37 milliard de dollars.

Les appareils devaient être exploités en Suède par Malmö Aviation. Au moment de l'annonce de la commande, Bombardier n'avait pas indiqué à quel moment devaient être livrés les avions.

En entrevue téléphonique, un porte-parole de Bombardier, Marc Duchesne, a minimisé l'ampleur de cette décision en affirmant que ce genre de situation survenait fréquemment dans l'industrie.

«Elles (les entreprises) changent de plan d'affaires et elles ont donc besoin de différents avions et différentes dates, a-t-il dit. Malmö avait par le passé exprimé l'intention d'être le client qui allait prendre le premier appareil de livraison. Les discussions allaient en ce sens.»

M. Duchesne a toutefois rappelé qu'il n'avait «jamais été confirmé par écrit» que Malmö devait être la première entreprise à recevoir un avion CSeries.

«Nous envisageons d'autres lignes aériennes pour prendre livraison du premier appareil», a-t-il ajouté, sans toutefois dire si certains transporteurs avaient manifesté leur intérêt à cet effet.

Quant aux essais en vol de la CSeries, le porte-parole de l'avionneur a réitéré qu'ils devraient reprendre au cours des «prochaines semaines». «Les choses vont vraiment bien», s'est-il limité à dire.

L'analyste Chris Murray, d'Altacorp Capital Research, s'attend à ce que la reprise ait lieu au cours de la première moitié du mois de septembre, puisque selon lui, Pratt & Whitney, le manufacturier du moteur, semble avoir réglé le problème.

Il croit cependant que le retard accumulé depuis le 29 mai dernier - la date de l'incident - pourrait bien repousser les premières livraisons.

«L'échéancier est plus serré que jamais avec 330 heures accumulées sur les quelque 2400 nécessaires (pour recevoir la certification) écrit-il dans une note. Un autre retard devrait repousser les premières livraisons en 2016.»

M. Murray estime toutefois que Bombardier a intérêt à prendre son temps pour démontrer que son nouvel avion commercial répond aux attentes concernant sa performance plutôt que de se dépêcher pour respecter son échéancier de 2015.

Le carnet de commandes de la CSeries compte un engagement pour 513 appareils, dont 203 commandes fermes. Bombardier souhaite atteindre 300 commandes fermes avant les premières livraisons de l'appareil.

Le mois dernier, l'entreprise avait annoncé la restructuration de sa division aéronautique - qui sera scindée en trois secteurs - qui entraînera l'élimination de quelque 1800 postes «indirects» en plus d'envoyer à la retraite Guy Hachey, qui était le président et chef de l'exploitation de Bombardier Aéronautique.

Ces licenciements s'ajoutent aux 1700 annoncés plus tôt cette année, surtout à Montréal et Mirabel.

En après-midi, à la Bourse de Toronto, le titre de Bombardier cotait à 3,71 $, en recul de 1,85 %.




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