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La CSeries se rapproche légèrement de Toronto

En avril dernier, Porter Airlines a annoncé son... (Photo: Bloomberg)

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En avril dernier, Porter Airlines a annoncé son intention d'exploiter la CSeries à l'aéroport Billy Bishop, situé sur l'île de Toronto, à proximité du centre-ville.

Photo: Bloomberg

Le conseil municipal de Toronto a ouvert la porte à l'exploitation de la CSeries à l'aéroport Billy Bishop, mais il faudra plus d'une année d'études et de négociations avant une décision finale.

Il y aura probablement alors une nouvelle administration en place puisqu'il y aura une élection municipale le 27 octobre prochain.

Comme les membres du conseil exécutif l'avaient fait la semaine dernière, les membres du conseil municipal ont suivi mardi la recommandation du personnel de la ville et ont lancé un processus de négociations assorti de conditions très strictes.

Les partisans et les opposants à une expansion de l'aéroport Billy Bishop ont tous soutenu avoir remporté une victoire.

Porter Airlines aurait préféré obtenir plus rapidement le feu vert à l'exploitation de la CSeries, mais son président, Robert Deluce, a fait savoir la semaine dernière que le processus recommandé par le personnel de la ville constituait un bon cadre pour la poursuite des discussions.

En avril dernier, Porter Airlines a annoncé son intention d'exploiter la CSeries à l'aéroport Billy Bishop, situé sur l'île de Toronto, à proximité du centre-ville. L'avionneur a passé auprès de Bombardier une commande conditionnelle pour 12 appareils CS100 (le plus petit membre de la famille CSeries avec 110 places), assortie d'options pour 18 appareils additionnels.

En vertu d'un accord tripartite conclu il y a plusieurs années par l'Administration portuaire de Toronto, Transport Canada et la ville de Toronto, les avions à réaction ne peuvent atterrir à l'aéroport Billy Bishop.

À l'heure actuelle, Porter Airlines exploite des appareils turbopropulsés Q400 à cet aéroport, ce qui limite le type de destinations offertes. L'utilisation de la CSeries permettrait de desservir des villes beaucoup plus éloignées.

Porter Airlines a donc demandé un amendement à l'accord tripartite pour permettre l'exploitation de biréacteurs peu bruyants, comme la CSeries. Il a également demandé une extension de 200 mètres à chacune des extrémités de la principale piste d'atterrissage de l'aéroport.

Cette initiative a suscité un fort mouvement d'opposition au sein de la population de Toronto. Dans un premier rapport déposé en novembre dernier, le personnel de la ville a recommandé de ne pas acquiescer à la demande de Porter Airlines parce qu'en l'absence d'informations détaillées sur ses conséquences environnementales, elle était prématurée.

Dans un nouveau rapport, déposé en mars, le personnel a assoupli sa position et a proposé d'entreprendre des négociations en respectant certaines étapes clés, comme la réalisation d'une évaluation environnementale et la mise en place de mesures pour gérer la circulation aux abords de l'aéroport.

Ce processus comprend également des limites au nombre de passagers que peut recevoir l'aéroport annuellement, soit 2,4 millions pour une première phase et 2,7 millions pour une deuxième.

À l'heure actuelle, l'aéroport Billy Bishop reçoit 2,3 millions de passagers par année.




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