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Les surprises bancaires

Le patron de la CIBC, Gerald McCaughey...

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Le patron de la CIBC, Gerald McCaughey

Paul Durivage
La Presse

(Montréal) La Banque Nationale (T.NA) et la Banque CIBC (T.CM) ont surpris la communauté financière avec des résultats au-delà des attentes et, mieux encore, une hausse inattendue de leur dividende, au terme du dernier trimestre bancaire. Pour les autres grandes banques canadiennes, ces trois mois se soldent par des chiffres en deçà des prévisions.

La CIBC a présenté jeudi un résultat net de 2,12$ par action pour le trimestre terminé le 30 avril, comparé à 1,90$ un an auparavant.

Les analystes financiers sondés par Bloomberg tablaient sur un bénéfice par action de 2,07$ seulement, mais c'était sans compter la forte croissance des services bancaires de détail à la CIBC.

La troisième banque canadienne pour l'importance de son actif en a profité pour porter de 94 cents à 96 cents son dividende trimestriel par action ordinaire.

L'analyste financier John Reucassel, de BMO Marchés des capitaux, note que l'augmentation du versement périodique aux actionnaires dénote la confiance de la CIBC de maintenir ses profits et sa prédominance dans le marché des cartes de crédit, malgré l'abandon possible de sa relation d'affaires avec Aeroplan.

L'expert estime que le populaire programme de fidélisation compte pour 8% des profits de l'institution bancaire. La CIBC dit «investir activement dans une nouvelle offre» en même temps qu'elle poursuit des négociations apparemment musclées avec Aimia.

La Banque Nationale avait de même annoncé une hausse inespérée de son dividende et un nouveau programme de rachat d'actions, la semaine dernière, à la faveur d'un bénéfice trimestriel nettement plus relevé qu'attendu, comparé au résultat de l'année dernière qui avait été soufflé par un gain non récurrent substantiel.

Pour sa part, la Banque Royale (T.RY), qui levait aussi le voile sur ses derniers résultats hier, n'a pas impressionné les analystes financiers malgré une amélioration de la rentabilité dans chacun de ses secteurs d'activité et un bénéfice global en hausse de 26% au deuxième trimestre.

«Avec la performance médiocre des activités de gestion de patrimoine et du secteur des marchés des capitaux, la banque doit se concentrer sur les services bancaires de détail au Canada, ce qui n'est pas pour plaire aux investisseurs», a commenté John Aiken, de la firme britannique Barclays.

La Banque Scotia (T.BNS) et la Banque de Montréal (T.BMO) n'avaient guère mieux à annoncer et ont été sanctionnées en conséquence par les marchés boursiers, cette semaine. La Scotia a tout de même augmenté de 19% les profits tirés de ses activités bancaires grâce à l'acquisition d'ING Canada.

La Banque de Montréal accuse, pour sa part, une baisse de revenus en raison de la hausse de ses coûts et de la contraction des marges d'intérêt.

La Toronto-Dominion (T.TD) est la grande banque canadienne le plus chaudement recommandée par le choeur des analystes financiers avec une cote d'amour élevée de 4,3 sur une échelle allant de 1 à 5. Suivent la Scotia (4,1), la Royale (4,0) et la CIBC (3,4).

La Banque de Montréal et la Nationale reçoivent toutes deux une note moyenne de 3,0, selon la compilation de l'agence Bloomberg.




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