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Frite Alors!: des employés forment un syndicat

Les neufs employés du restaurant Frite Alors! de la... (Photo Alain Roberge, Archives La Presse)

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Les neufs employés du restaurant Frite Alors! de la rue Rachel Est se sont regroupés afin que leurs demandes soient davantage entendues par la direction.

Photo Alain Roberge, Archives La Presse

Les employés du restaurant Frite Alors! de la rue Rachel Est, à Montréal, unissent leurs forces en fondant le Syndicat des travailleuses et des travailleurs de Frite Alors! Ce regroupement, affilié au Syndicat industriel des travailleuses et travailleurs du monde - Industrial Workers of the World (IWW) -, a pour but « d'établir un dialogue avec la direction ».

« On porte nos couleurs au travail, soit des casquettes et des macarons », lance Morgane Mary-Pouliot, employée du restaurant.

Depuis quelques mois, les serveurs et cuisiniers du Frite Alors! revendiquaient des augmentations salariales, des congés de maladie, des formations et une climatisation adéquate dans le restaurant. « On a commencé par l'action directe, par rencontrer la direction au printemps dernier », explique Morgane Mary-Pouliot.

Les employés déploraient notamment, à ce moment, la chaleur intense dans le restaurant. « Elle peut être de 40 degrés en salle et de 45 degrés en cuisine, thermomètre qu'on a acheté à l'appui, affirme Morgane Mary-Pouliot. L'air conditionné est vieux sur Rachel et se retrouve sur la terrasse. Comme l'édifice appartient au propriétaire et que ses locataires se plaignaient du bruit, on a eu droit de l'ouvrir seulement lorsqu'il fait 30 degrés sans facteur d'humidité. »

Une thermopompe a été installée à la suite des revendications. « Mais c'est confortable seulement dans une partie du resto », dit Morgane Mary-Pouliot.

Les employés déploraient également le fait que la direction les oblige à payer les repas impayés des clients. Mais la situation a été réglée depuis, au dire de la porte-parole du syndicat. Parallèlement, la direction a promis aux employés que le problème de climatisation serait réglé l'été prochain.

Les employés (moins d'une dizaine) disent aussi avoir écrit des courriels et envoyé une pétition à la direction pour obtenir des rencontres afin que leurs autres demandes soient entendues. Mais ils affirment que l'employeur préfère les rencontrer un à un.

« Devant un refus de dialogue, nous avons décidé de nous syndiquer. Mais on ne recherche pas l'accréditation. On n'a pas de désir d'avoir de convention collective. On veut faire pression par la force du nombre, sans remettre ce pouvoir entre les mains de quelqu'un d'autre. » - Morgane Mary-Pouliot, employée du Frite Alors! de la rue Rachel Est

« Ce syndicat signifie pour nous qu'on s'organise, poursuit la jeune femme. Ce n'est plus juste neuf travailleurs du Frite Alors! qui parlent, mais un millier du IWW qui nous appuient. »

DES AVANCÉES

Hier, quelques heures après que la direction de Frite Alors! a dit à La Presse qu'elle étudiait la situation, on annonçait un début d'entente, suivant une rencontre avec des employés. 

« C'est une avancée, on est contents, dit Morgane Mary-Pouliot. Les gens aux frites auront droit à une augmentation à 11,50 $ de l'heure après trois mois et les gens à la plaque, 12,50 $ après trois mois. Et on nous a proposé que le salaire suive le salaire minimum. C'est quelque chose de bien. La direction a aussi accepté de nous rencontrer en équipe aux quatre mois. »

Une autre rencontre avec des employés et la direction aura lieu aujourd'hui, pour le sort des serveuses.

Frite Alors! compte 16 restos, dont deux en France. Et son chiffre d'affaires annuel est de 10 millions de dollars.




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