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Les banques britanniques pourront récupérer les bonus des dirigeants

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La crise financière internationale avait révélé au grand jour les excès d'une partie de la City et forcé l'État britannique à intervenir à coup de milliards de livres pour éviter l'écroulement de plusieurs grandes banques.

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Agence France-Presse
LONDRES

Les banques britanniques pourront récupérer les bonus de leurs dirigeants jusqu'à dix ans après leur versement en cas d'entorses aux bonnes règles, en vertu de nouvelles directives annoncées mardi par les régulateurs pour décourager la prise de risque excessive.

Les mesures annoncées par l'Autorité de régulation prudentielle (PRA), une entité de supervision de la Banque d'Angleterre (BoE), et par l'Autorité de conduite financière (FCA), le gendarme financier du Royaume-Uni, suivent d'autres réformes prises depuis la crise financière internationale pour mieux réguler le système bancaire.

L'un des points marquants de l'arsenal dévoilé mardi consiste en un allongement de la période au cours de laquelle les banques peuvent récupérer les bonus versés à leurs dirigeants. Les établissements pourront désormais exiger la restitution de ces rémunérations variables jusqu'à dix ans après leur versement, lorsqu'elles concernent de hauts dirigeants reconnus responsables d'écarts de conduite ayant entraîné des dommages pour la banque et le système financier.

Ce système dit de «claw back» existait déjà mais sa période d'application était plus courte. Cette nouvelle règle entrera en vigueur le 1er janvier 2016.

Les régulateurs ont en outre décidé d'interdire le versement de bonus aux administrateurs non-exécutifs des institutions financières, dès le 1er juillet 2015.

«Les règles annoncées aujourd'hui s'inscrivent dans un ensemble de mesures dévoilées pendant l'été pour introduire une culture de la responsabilité dans la City», le quartier des affaires de Londres, a expliqué Martin Wheatley, directeur général de la FCA, évoquant «un pas crucial pour refonder la confiance du public dans les services financiers».

La crise financière internationale avait révélé au grand jour les excès d'une partie de la City et forcé l'État britannique à intervenir à coup de milliards de livres pour éviter un écroulement pur et simple de plusieurs grandes banques, menacées par les conséquences des risques inconsidérés pris par certains de leurs dirigeants et cadres.

«Les dirigeants doivent être récompensés pour un comportement qui nourrit une culture de gestion efficace du risque et promeut ainsi la sécurité et la solidité des institutions», a souligné Andrew Bailey, directeur général de la PRA et gouverneur adjoint de la BoE pour la régulation prudentielle.




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