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Rapport d'OXFAM: l'écart se creuse encore au profit des plus riches

En 2014, 20% des plus riches sur la... (PHOTO ARCHIVES AFP)

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En 2014, 20% des plus riches sur la planète détenaient 94,5% des richesses, laissant ainsi 5,5% au reste de la population mondiale.

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L'écart se creuse plus que jamais entre l'élite la plus fortunée et le reste de la planète. À la veille du Forum économique mondial, à Davos, en Suisse, Oxfam a dévoilé hier un rapport qui prévoit que d'ici 2016, les plus riches (1%) détiendront plus de 50% de toutes les richesses du globe. Cependant, si tout le monde ou presque s'entend sur l'ampleur du problème, les solutions tardent à venir.

1%

En 2014, 20% des plus riches sur la planète détenaient 94,5% des richesses, laissant ainsi 5,5% au reste de la population mondiale (soit 80%). Mais ce qui est encore plus inquiétant, c'est que 1% des plus riches détenaient presque la moitié (48%) des richesses mondiales. À ce rythme, Oxfam prévoit d'ailleurs que d'ici 2016, le 1% les plus riches détiendra plus de 50% de toutes les richesses.

LES 80 PLUS RICHES

Entre 2010 et 2014, la fortune nette des 80 personnes les plus riches du monde a augmenté de 600 milliards, pour totaliser 1900 milliards US. L'an dernier, ces 80 personnes se partageaient le même niveau de richesse que 3,5 milliards d'êtres humains parmi les plus pauvres sur la planète. Preuve que les riches continuent de s'enrichir. En 2010, il fallait 388 milliardaires - et non 80 - pour totaliser le niveau de richesse de la moitié la plus pauvre de la population.

PORTRAIT DES MILLIARDAIRES

En 2014, le magazine Forbes a répertorié 1645 milliardaires dans le monde. Parmi ceux-ci, 90% sont des hommes et 85% sont âgés de 50 ans et plus. Le tiers d'entre eux sont citoyens américains et 34% d'entre eux ont hérité au moins en partie de leur fortune. Un milliardaire sur cinq a des intérêts dans les secteurs de la finance et de l'assurance. Dans ces secteurs, la fortune totale de ces milliardaires a augmenté de 150 milliards US entre 2013 et 2014.

TRIO DE TÊTE

Les trois hommes les plus riches du monde en 2014, selon Forbes.

1 Bill Gates, 59 ans Fondateur de Microsoft 80,5 milliards US (en hausse de 19,5 millions)

2 Warren Buffett, 84 ans Président et chef de la direction de Berkshire Hathaway 73 milliards US (stable)

3 Carlos Slim, 74 ans Président honoraire de América Móvil 73 milliards US (en hausse de 86,9 millions)

DAVOS

Comme l'an dernier à pareille date, le nouveau rapport thématique d'Oxfam sur les inégalités est dévoilé à la veille du Forum économique mondial, qui réunit à Davos, en Suisse, les plus grands décideurs de la planète. À la différence près que la directrice générale d'Oxfam, Winnie Byanyima, coprésidera l'évènement cette année (du 21 au 24 janvier 2015). Selon elle, «l'ampleur des inégalités mondiales est tout simplement vertigineuse». Son organisation demande d'ailleurs aux États d'adopter un plan de lutte contre les inégalités.

DES INÉGALITÉS QUI INQUIÈTENT

En 2014, la montée des inégalités était au nombre des principaux enjeux qui préoccupaient les décideurs du Forum économique de Davos. Ceux-ci avaient d'ailleurs déterminé que ces disparités figuraient au deuxième rang des menaces pour la stabilité et la sécurité sur la planète. «Si le fossé entre les riches et les pauvres continue de se creuser, la situation deviendra vite insoutenable», affirmait alors Jennifer Blanke, économiste en chef du Forum économique mondial. D'autres organismes comme le FMI ou l'OCDE ont également souligné la gravité du problème qui menace aussi la croissance économique dans plusieurs pays du monde.

L'AVIS DE L'EXPERTE

Selon Geranda Notten, économiste à l'Université d'Ottawa, le rapport d'Oxfam vise clairement à influencer l'opinion publique aux États-Unis et à susciter un débat à la veille du Forum économique mondial de Davos. «Je me questionne sur certains chiffres qu'ils mettent de l'avant, mais je suis d'accord cependant avec leur conclusion: les inégalités ne sont pas inévitables.» Mais il faudra se montrer patient, croit-elle. «On peut être philosophe et se dire qu'il faut agir rapidement, mais dans ce genre de dossier, les gouvernements doivent collaborer à un niveau supranational, et ça, d'habitude, ça prend du temps.»




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