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Urgel Bourgie se lance dans l'immobilier résidentiel

Le projet d'Urgel Bourgie a été déposé auprès... (PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, ARCHIVES LA PRESSE)

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Le projet d'Urgel Bourgie a été déposé auprès du service d'urbanisme de la Ville de Longueuil juste avant les Fêtes, mais il n'a pas encore été rendu public.

PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, ARCHIVES LA PRESSE

L'un des fleurons de l'industrie funéraire du Québec, Urgel Bourgie, étend son champ d'activités à l'immobilier résidentiel. Le site visé est l'énorme stationnement de son complexe funéraire du Vieux-Longueuil, situé au 1025, rue Saint-Laurent Ouest. Urgel Bourgie planifie d'y ériger une tour d'habitation multifamiliale de 12 étages, avec commerces au rez-de-chaussée, a-t-on appris.

Le mandat d'entamer des discussions avec la Ville de Longueuil a été confié à un urbaniste du Groupe BC2, Bertrand Goutorbe, qui a déjà un rôle majeur dans la révision du schéma d'aménagement de la MRC de Laval. La tâche de ce chargé de projet, dûment inscrit au Registre des lobbyistes, sera délicate puisque le stationnement est situé dans une zone à usage commercial, où la hauteur des immeubles ne doit pas dépasser six étages.

Le projet d'Urgel Bourgie a été déposé auprès du service d'urbanisme de la Ville juste avant les Fêtes, mais il n'a pas encore été rendu public. Le secteur visé ne fait pas partie de la zone patrimoniale du Vieux-Longueuil, et ne relève donc pas du gouvernement du Québec. Cela qui pourrait jouer en faveur au promoteur.

L'un des actionnaires d'Urgel Bourgie, Pierre Martin, aussi architecte chez Gerpatec, estime que le stationnement du complexe du Vieux-Longueuil a un bon potentiel de développement puisqu'il est situé à quelques minutes de marche due la station de métro et du Campus de Longueuil de l'Université de Sherbrooke. «On ne vise pas nécessairement une clientèle âgée, a précisé M. Martin. Il n'y a pas de lien entre le projet et le salon funéraire, sinon qu'ils sont situés l'un à côté de l'autre.»

Au Québec, les dernières années ont été plus difficiles pour les salons funéraires en raison de la chute des ventes de cercueils au profit de la crémation, et de la longévité accrue de la population. Urgel Bourgie a été vendu à des intérêts canadiens, puis américains, avant d'être racheté par le Groupe Athos, en 2012, aussi propriétaire de Lépine Cloutier, à Québec. En quelques années, le nombre de complexes, salons et cimetières-jardins d'Urgel Bourgie a dégringolé de 61 à 19.

Yvan Rodrigue, président et chef des opérations chez Urgel Bourgie, ajoute que ce projet permettrait de rentabiliser environ 150 places de stationnement qui «sont en trop». «On regarde à maximiser nos affaires, a-t-il précisé. Plus d'un million a été investi dans la construction du complexe de Longueuil dans les années 90. Aujourd'hui, ça prend des chapelles, des installations sophistiquées. Mais je ne voudrais surtout pas qu'on laisse à penser que le complexe va fermer, il n'en est pas question, au contraire.»

À la Ville de Longueuil, on juge qu'il est encore trop tôt pour commenter le projet, à l'étape embryonnaire. Urgel Bourgie prévoit pouvoir présenter des plans architecturaux plus complets d'ici quatre ou cinq mois. Si les élus municipaux donnent leur aval au plan de construction, la tour pourrait sortir de terre d'ici deux à trois ans. Dans le Vieux-Longueuil, le prix moyen d'une unité résidentielle peut facilement atteindre 195 000 $, soit une augmentation d'environ 199 % depuis 10 ans. Pour l'instant, Urgel Bourgie n'a pas de visée immobilière ailleurs dans d'autres villes.




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