Les cours du pétrole aggravaient leurs pertes lundi en fin d'échanges européens, dans le sillage d'une nouvelle augmentation du nombre de puits en activité aux États-Unis qui renforce les craintes d'une offre surabondante.

Mis à jour le 25 juill. 2016
AGENCE FRANCE-PRESSE

Vers 12h30, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre valait 44,70 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en recul de 99 cents par rapport à la clôture de vendredi.

Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de «light sweet crude» (WTI) pour la même échéance perdait 2,42% ou 1,07 dollar à 43,12 dollars.

«Les prix du pétrole ont sombré à nouveau lundi après une nouvelle hausse du nombre de puits en activité aux États-Unis», relevait Jasper Lawler, analyste chez CMC Markets.

Selon le décompte établi chaque vendredi par le groupe privé Baker Hughes, le nombre de puits de forage actifs aux États-Unis a en effet augmenté pour la quatrième semaine consécutive, ce qui pouvait être considéré comme le signe avant-coureur d'une hausse de la production américaine, encouragée par la remontée des prix de l'or noir depuis le début de l'année qui les a vus se stabiliser autour des 50 dollars le baril.

Les analystes de Commerzbank se montraient toutefois réservés sur ce point, jugeant que «bien que l'activité de forage soit désormais à son plus haut niveau depuis la fin mars, elle reste toujours de 30% inférieure au niveau à laquelle elle se trouvait au début de l'année».

Mais de façon plus générale, le marché était de nouveau hanté par le spectre d'une surabondance mondiale persistante et par des craintes entourant la demande dans un contexte où «la croissance économique mondiale reste si difficile à trouver», estimait M. Lawler.

Les chiffres hebdomadaires du département américain de l'Énergie ont encore fait état la semaine dernière d'un gonflement des stocks d'essence, alors que l'annonce d'un recul des réserves de brut n'a guère soulagé le marché.

Les cours du Brent et du WTI sont ainsi tombés lundi vers 11h50 jusqu'à respectivement 44,65 dollars et 43,08 dollars le baril, des plus bas en deux mois et demi.

«Le pétrole a été fondamentalement baissier pour une période prolongée et pourrait être susceptible de décliner davantage», se rapprochant ainsi du seuil des 40 dollars si les craintes entourant les niveaux de l'offre et de la demande persistent, jugeait pour sa part Lukman Otunuga, analyste chez FXTM.