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Le pétrole finit en baisse

Les cours du pétrole ont encore fini en petite baisse vendredi dans un marché... (PHOTO KAREN BLEIER, ARCHIVES AFP)

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Agence France-Presse
NEW YORK

Les cours du pétrole ont encore fini en petite baisse vendredi dans un marché toujours réticent à se rapprocher du seuil des 50 dollars en dépit d'une pause du dollar et d'une persistance de problèmes d'approvisionnement.

Le cours du baril de référence (WTI) pour livraison en juin, dont c'était le dernier jour de cotation, a perdu 41 cents à 47,75 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

À Londres le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juillet a perdu juste 9 cents à 48,72 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE).

« On dirait que nous reprenons juste notre souffle avant de faire une tentative vers les 50 dollars la semaine prochaine », a déclaré Carl Larry, chez Frost & Sullivan, estimant que la solidité de la demande américaine et les problèmes d'approvisionnement dus aux incendies au Canada et aux sabotages au Nigeria, ainsi que la crise politique et sociale qui secoue le Venezuela, justifieraient une reprise de la tendance haussière.

Les cours, qui avaient subi mercredi et jeudi l'impact du renforcement du dollar sur fond de spéculations relancées sur la perspective d'une éventuelle hausse des taux d'intérêt américains le mois prochain, n'ont pas vraiment réussi à tirer parti de la stabilisation du billet vert vendredi.

Toute hausse des taux américains reviendrait à rendre le dollar plus rémunérateur et donc à le revaloriser, or toute appréciation du dollar pénalise les achats de brut, libellés en billets verts et donc rendus plus onéreux pour les investisseurs munis d'autres devises.

Seuil psychologique

Ces derniers jours « les cours ont été soutenus par les problèmes d'approvisionnement », avec notamment des incendies dans la région d'exploitation des sables bitumineux au Canada et une série de sabotages au Nigeria, mais « ils sont probablement provisoires, et quand on combine cela avec le renforcement probable du dollar », les cours ont des raisons d'hésiter, a déclaré pour sa part Matt Smith, chez ClipperData.

Tim Evans, chez Citi, a noté qu'on attendait de la pluie et des températures plus fraîches durant le week-end dans la région de Fort McMurray, en Alberta, « ce qui pourrait permettre aux pompiers de progresser dans la maîtrise des incendies qui empêchent la reprise de l'exploitation des sables bitumineux ».

La perte de production due à ces incendies est chiffrée autour d'un million de barils par jour.

Au total, « les incendies au Canada, les troubles au Nigeria et l'évacuation d'installations de forage, la mauvaise gestion politique et économique du Venezuela, de même que les problèmes continus en Libye ont sans doute contribué à retirer plus de 2,5 millions de barils de production quotidienne du marché mondial au cours des dernières semaines », a résumé Ole Hansen, analyste chez Saxo Bank.

« Cela a provoqué une attaque renouvelée vers le niveau psychologique des 50 dollars le baril [qui] agit comme un aimant mais également comme la ligne invisible que les investisseurs se montrent prudents à franchir », a-t-il ajouté.

La dernière fois que le contrat de référence du baril de brut a terminé au-dessus des 50 dollars remonte à juillet 2015 pour le WTI, et à début novembre pour le Brent.




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