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Le pétrole finit en nette baisse

Le cours du baril de «light sweet crude»... (PHOTO LUCY NICHOLSON, ARCHIVES REUTERS)

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Le cours du baril de «light sweet crude» pour livraison en décembre a perdu 78 cents à 43,20 dollars.

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Agence France-Presse
New York

Les cours du pétrole ont terminé en nette baisse mardi à New York, à la veille de chiffres sur les réserves américaines de brut où les spécialistes s'attendent à trouver une nouvelle confirmation des excédents pesant sur le marché.

Le cours du baril de «light sweet crude» (WTI) pour livraison en décembre a perdu 78 cents à 43,20 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

À Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en décembre a perdu 73 cents à 46,81 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE).

L'association professionnelle API devait publier sa propre estimation des réserves de pétrole mardi soir, après la clôture du marché.

Le département américain de l'Énergie (DoE) doit lui publier mercredi ses chiffres hebdomadaires sur les réserves de pétrole aux États-Unis, considérés comme un bon indicateur sur les rapports entre l'offre et la demande en brut chez le premier consommateur au monde.

Selon une estimation médiane d'analystes interrogés par l'agence Bloomberg, les stocks américains de brut auraient augmenté de 3,1 millions de barils la semaine dernière, ce qui représenterait une cinquième semaine de hausse consécutive.

«Si on voit une grosse augmentation des stocks et pas de baisse de la production, on pourrait probablement descendre à 40 dollars le baril dans la semaine qui vient», a estimé Bill Baruch, de iiTrader.com, notant que les cours étaient actuellement pris dans une spirale baissière qui les a déjà menés à leur niveau le plus bas en deux mois - même si le plancher à 38,24 dollars atteint le 24 août ne se profile pas encore.

«Le marché est faible», a-t-il souligné.

«Ce qui a été clé, c'est de voir qu'il n'y a pas eu de remontée vendredi après la baisse des taux d'intérêt en Chine», ce qui selon lui illustre la désillusion des investisseurs face à l'éventualité d'une reprise de la demande chinoise.

«La Chine consomme du brut mais n'en importe pas, parce qu'elle pense que les prix vont encore baisser», a souligné M. Baruch.

Par ailleurs, des informations sur l'intention de l'administration américaine d'alléger de 58 millions de barils les réserves stratégiques de brut (sur un total actuel de 695 millions de barils), pour récupérer un peu de liquidités d'ici à 2015, n'a rien fait pour soutenir les cours.

Matt Smith, chez ClipperData, a noté que «la dernière fois que les réserves stratégiques ont baissé de façon notable remonte à 2011», une époque marquée par les incertitudes liées au printemps arabe et un baril de pétrole autour de 100 dollars.

Enfin le ministre saoudien du Pétrole Ali al-Nouaïmi a par ailleurs affirmé mardi qu'il revenait au marché de déterminer le prix du pétrole, excluant de fait toute intervention pour redresser les cours.

Le premier producteur de l'Opep (Organisation des pays exportateurs de pétrole), en refusant de réduire son plafond de production, semble ainsi se conformer à sa stratégie de protection de parts de marché.

Les experts de Commerzbank ont évoqué pour leur part les excédents mondiaux de diesel, dus notamment à une demande timide et de fortes exportations chinoises, et «la crainte croissante que les installations de stockage puissent bientôt arriver à saturation». Cela aurait pour conséquence une baisse d'activité des raffineries, qui consommeraient moins de brut dont les stocks augmenteraient encore.

«En d'autres termes, peu de choses suggèrent la fin de la chute du marché pétrolier», ajoutaient-ils.




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