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Glencore réduit d'un tiers sa production de zinc: 1500 emplois supprimés

Glencore affirme rester «positif» quant aux perspectives à... (Photo François Roy, archives La Presse)

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Glencore affirme rester «positif» quant aux perspectives à moyen et long terme pour les prix du zinc, du cuivre et de l'argent.

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Nathalie OLOF-ORS
Agence France-Presse
Zurich

Le groupe suisse Glencore, en proie à de fortes secousses en Bourse face aux inquiétudes sur les cours des matières premières, a annoncé vendredi des mesures supplémentaires, avec une réduction de sa production de zinc qui va se traduire par des compressions d'effectifs.

Le géant du négoce des matières premières va réduire d'un tiers sa production annuelle de zinc, soit de 500 000 tonnes, a-t-il indiqué dans un communiqué.

«La principale raison de la réduction est de préserver la valeur des réserves enfouies de Glencore au moment où les prix du zinc et du plomb sont bas, ce qui ne reflète pas correctement la rareté de nos ressources», a expliqué le groupe basé à Baar, dans le canton suisse de Zoug.

Le cours du zinc a perdu plus de 30 % de sa valeur entre son plus haut en mai et son point bas de septembre, à 1601,50 dollars la tonne, qui l'avait ramené à son plus bas niveau depuis juin 2010.

À la suite de cette annonce, le prix du zinc rebondissait nettement sur le marché des métaux à Londres, grimpant jusqu'à 1875 dollars la tonne à 6 h 35, soit une hausse de plus de 12 % par rapport à son cours de clôture la veille.

Dans une note, les spécialistes des matières premières de Commerzbank ont estimé que cette décision était «susceptible de resserrer significativement le marché mondial du zinc», pointant que le niveau des coupes annoncées par Glencore correspondait à environ 3,8 % de la production mondiale l'an passé.

En pratique, le groupe va suspendre l'exploitation des mines de Lady Loretta en Australie et de Iscayruz au Pérou et réduire les niveaux de production dans celles de George Fisher et Mac Arthur River en Australie ainsi que sur plusieurs sites au Kazakhstan.

Glencore a présenté cette mesure comme «temporaire», se disant «positif» quant aux perspectives à moyen et long terme pour le zinc, le plomb et l'argent, tout en précisant qu'elle aura cependant des répercussions sur ses effectifs.

Selon un porte-parole du groupe, interrogé par l'AFP, quelque «1540 personnes vont perdre leur emploi, malheureusement», à la suite de cette nouvelle initiative.

Dans le communiqué, Glencore a souligné que cette décision «n'avait pas été prise à la légère», ajoutant qu'il allait s'adresser à ses employés dans les prochains jours. À 6 h 43, l'action Glencore bondit de 8,10 % à 130,42 pence alors que le FTSE100, l'indice phare de la Bourse de Londres, gagne 1 %.

«La réaction du cours de l'action suggère une confiance des investisseurs dans le fait que la société fait la bonne chose en coupant sa production», a réagi Mike van Dulken, directeur de la recherche chez Accendo Markets, dans un commentaire boursier.

«Cette décision est conçue pour restreindre l'offre sur le marché et aider à mettre un plancher sous les prix qui étaient tombés à des plus bas sur cinq ans», a-t-il ajouté.

Le marché du zinc souffre actuellement d'un excès d'offre, face au ralentissement de la croissance mondiale, notamment de la Chine qui consomme environ 40 % de la production mondiale, après des années de course aux investissements dans le secteur, a-t-il rappelé.

Le groupe est actuellement confronté à une baisse généralisée des cours des matières premières, notamment du cuivre dont le poids s'est renforcé lorsqu'il a racheté son rival Xstrata.

L'action Glencore a connu de violents soubresauts en Bourse ces dernières semaines, alors que les investisseurs s'inquiètent du niveau de sa dette malgré une série de mesures drastiques mises en oeuvre pour reprendre le contrôle de son bilan.

Début septembre, Glencore avait dit vouloir réduire sa dette de 10 milliards de dollars, pour la ramener aux alentours de 20 milliards d'ici fin 2016, notamment grâce à une augmentation de capital, la vente de certains actifs et une suspension de la production de cuivre dans deux mines en Zambie et en République démocratique du Congo.

Le 28 septembre, l'action Glencore a toutefois connu un lundi noir, perdant près d'un tiers de sa valeur en une seule séance, alors que les marchés restent soucieux de ses besoins de financement dans ce secteur gourmand en capitaux.




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