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Le pétrole hésite, en attendant des éléments sur l'offre

Les prix du pétrole ont un peu monté mardi à New York et baissé à Londres, dans... (PHOTO HASAN JAMALI, AP)

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Agence France-Presse
New York

Les prix du pétrole ont un peu monté mardi à New York et baissé à Londres, dans un marché qui attendait tranquillement de nouveaux chiffres sur l'offre américaine.

Le prix du baril de «light sweet crude» (WTI) pour livraison en juillet a pris 45 cents à 59,97 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), après avoir perdu quelque deux dollars lors des trois précédentes séances.

À Londres le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en août, dont c'était le premier jour comme contrat de référence a baissé de 25 cents à 63,70 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE).

«Je n'ai rien vu de très significatif», a reconnu Kyle Cooper. «Le marché s'est probablement contenté d'attendre les chiffres de l'American Petroleum Institute (API), cet après-midi, et ceux du département américain de l'Énergie (DoE), demain», sur l'état des réserves américaines de pétrole.

Le gouvernement américain publie mercredi son rapport hebdomadaire sur l'état de l'offre américaine, et «le marché s'attend à une baisse des stocks de brut», ce qui a contribué à soutenir les prix, selon Carl Larry, de Frost & Sullivan.

Les réserves de brut baissent depuis plusieurs semaines, mais certains observateurs restent sceptiques quant aux conclusions à en tirer, car ils soulignent que la production américaine ne donne, elle, pas de signe de ralentissement malgré une baisse persistante du nombre de puits de forage.

Comme y faisait allusion M. Cooper, le marché se préparera aux chiffres du DoE en digérant les estimations sur le sujet de la fédération API, publiées mardi après la clôture.

Le niveau élevé de l'offre mondiale, qu'elle vienne des États-Unis, de la Russie ou de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), a largement contribué à faire chuter les cours à leur plus bas niveau depuis six ans, début 2015.

Même si les prix ont depuis rebondi d'une quinzaine de dollars, la chute du marché continue à affecter l'industrie, comme en a témoigné mardi l'annonce par le géant pétrolier norvégien Statoil de la suppression de 1100 à 1500 postes d'ici à la fin 2016.

Poids de la Grèce

Pour l'heure, plus que les cours du pétrole brut, ce sont surtout ceux des produits dérivés, comme l'essence, qui ont monté mardi, car «la tempête tropicale Bill pourrait gêner les opérations des raffineries le long de la côte du Texas», comme l'a noté Tim Evans, de Citi.

«Du moins, la tempête risque de perturber le calendrier des livraisons de pétrole brut de l'étranger, ainsi que l'exportation des produits», a-t-il ajouté.

«Par ailleurs, on continue à s'inquiéter d'un éventuel défaut de la Grèce sur sa dette», a enchaîné M. Evans, notant que les cours du Brent avaient le plus souffert de ces incertitudes.

À quelques jours d'un possible défaut de paiement, le premier ministre Alexis Tsipras a lancé des signaux contradictoires mardi, semblant prêt à des concessions aux créanciers du pays, tout en questionnant violemment par ailleurs leurs motivations vis-à-vis de la Grèce.

«Ce qui se passe en Grèce a vraiment un effet sur les prix du pétrole en ce moment», a insisté M. Larry, précisant que ces incertitudes contribuaient à renforcer le dollar et à décourager ainsi les investisseurs de se tourner vers le marché de l'or noir, libellé en monnaie américaine.




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