Enbridge (T.ENB) a dit vendredi explorer plusieurs expansions à faibles coûts à ses réseaux d'oléoducs pour maintenir le flot de pétrole brut alors que diverses propositions à plus large échelle dans l'industrie demeurent bloquées par des procédures juridiques et réglementaires.

Alexandra Posadzki LA PRESSE CANADIENNE

Le président de l'entreprise pour les oléoducs de transport de liquides, Guy Jarvis, a affirmé, vendredi, en conférence téléphonique, que ces projets «relativement petits» puissent être attrayants dans un contexte de «faiblesse des prix du pétrole, de rareté de scénarios d'approvisionnement, ou même simplement de plus grande incertitude sur les cours du pétrole».

L'une des initiatives qu'Enbridge envisage est une expansion vers le secteur du raffinage sur la côte Est du golfe du Mexique, un projet annoncé pour la première fois en 2013 et qui devait être en service cette année. Celui-ci prévoit l'inversion d'une portion existante d'un oléoduc entre Patoka, dans l'Illinois, et St. James, en Louisiane, qui est la propriété de la société texane Energy Transfer Partners.

Plusieurs producteurs pétroliers de l'Ouest canadien ont adopté les voies ferroviaires pour transporter le pétrole brut dans l'attente de la mise en place d'oléoducs, tels que le Keystone XL de TransCanada [[|ticker sym='T.TRP'|]], qui lierait les sables bitumineux canadiens aux raffineries du golfe du Mexique. TransCanada tente depuis six ans d'obtenir l'approbation pour le projet.

M. Jarvis a fait valoir que le transport de brut par rails était plus coûteux que de le faire transiter par oléoduc et que, étant donné la récente chute des cours du pétrole, les solutions de rechange à moindres coûts étaient devenues encore plus intéressantes.

Jeudi, après la clôture des marchés, la société de Calgary a affiché un profit de 88 millions $ pour le quatrième trimestre, un résultat bien différent de celui de l'année précédente, alors que l'entreprise avait subi une importante perte de couverture dans sa division des services énergétiques. Son bénéfice trimestriel s'élevait à 10 cents par action.

Lors du dernier trimestre de 2013, Enbridge avait affiché une perte nette de 267 millions $, ou 33 cents par action.

Les revenus du plus récent trimestre ont augmenté à près de 8,8 milliards $, comparativement à 8,29 milliards $ un an plus tôt.

Le bénéfice ajusté pour le trimestre a été de 409 millions $, ou 49 cents par action, comparativement à 362 millions $, ou 44 cents par action, au cours de la période correspondante de l'année précédente.