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Le pétrole s'enfonce à son plus bas depuis mai 2009

Le baril de référence (WTI) pour livraison en... (PHOTO DAVID MCNEW, ARCHIVES REUTERS)

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Le baril de référence (WTI) pour livraison en janvier a chuté de 2,14 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex) pour s'établir à 57,81 dollars, son plus bas niveau de clôture depuis la mi-mai 2009.

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Agence France-Presse
NEW YORK

Les cours du pétrole coté à New York ont poursuivi leur plongée vendredi, touchant leur plus bas niveau en cinq ans et demi, après la baisse des prévisions de demande de l'Agence internationale de l'Énergie (AIE).

Le baril de référence (WTI) pour livraison en janvier a chuté de 2,14 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex) pour s'établir à 57,81 dollars, son plus bas niveau de clôture depuis la mi-mai 2009.

À Londres, le baril de Brent pour livraison en janvier a aussi fini en baisse, à 61,76 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE), touchant là un nouveau plancher depuis juillet 2009.

Depuis la mi-juin, date de leur dernier pic, les cours du WTI ont perdu près de la moitié (46%) de leur valeur.

«De façon évidente, la nouvelle chute des cours est liée au rapport de l'AIE», a estimé Phil Flynn, de Price Futures Group. «Ce scénario qui pousse franchement les cours à baisser s'ajoute à une période déjà très difficile pour le marché pétrolier mondial.»

Dans son rapport mensuel, l'AIE a réduit ses prévisions de croissance de la demande pour 2015, à 93,3 millions de barils par jour (mbj), contre une anticipation précédente de 93,6 mbj, ce qu'elle a expliqué par une reprise plus timide que prévu de la croissance mondiale l'an prochain, dans un contexte de surabondance de l'offre.

Elle a également évoqué la suppression des subventions publiques aux produits pétroliers dans certains pays et la force du dollar.

En effet, plus le billet vert est fort, moins les actifs libellés en dollars sont intéressants pour les acheteurs munis d'autres monnaies.

«De façon intéressante, l'AIE souligne que la baisse des prix pourrait à court terme affecter la demande dans des marchés à forte croissance comme la Russie, où la chute des prix du brut crée les conditions de l'apparition d'une récession», a remarqué Tim Evans de Citi.

«On peut toujours fortement douter que les cours vont toucher un plancher», a-t-il renchéri.

«Il faudra du temps à l'offre pour réagir au faible niveau des cours», ont prévenu les analystes de Commerzbank, qui soulignaient que l'AIE avait en conséquence annoncé une hausse «massive» de 300 mbj des stocks de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) lors du premier semestre 2015.

Jeudi, l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) avait déjà abaissé ses estimations de consommation mondiale de pétrole, après avoir décidé fin novembre de conserver son plafond de production à 30 mbj.

«Chaque jour, il se passe quelque chose qui sert de prétexte à une nouvelle baisse», a noté John Kilduff d'Again Capital. «C'est toujours la même histoire d'offre excédentaire».

Parmi les conséquences, «la chute des cours du pétrole est en train de geler de plus en plus de projets», soulignait Phil Flynn. «Le décompte des puits aux États-Unis (établi par la société de services pétroliers Baker Hughes) a enregistré sa plus forte baisse» depuis quelques années, avec 29 puits en moins».




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