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Strateco déçue par Philippe Couillard

«On espérait qu'un changement de gouvernement, ça pourrait... (PHOTO HUGO-SEBASTIEN AUBERT, ARCHIVES LA PRESSE)

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«On espérait qu'un changement de gouvernement, ça pourrait aider. Mais on est sous le radar, personne ne s'intéresse à nous», a déploré hier le PDG de Strateco, Guy Hébert, en marge de l'assemblée des actionnaires de l'entreprise.

PHOTO HUGO-SEBASTIEN AUBERT, ARCHIVES LA PRESSE

Sylvain Larocque
La Presse

Strateco (T.RSC) est déçue que le nouveau gouvernement de Philippe Couillard ne montre pas d'empressement particulier à l'égard de son projet d'exploration uranifère Matoush, au nord de Chibougamau.

«On espérait qu'un changement de gouvernement, ça pourrait aider. Mais on est sous le radar, personne ne s'intéresse à nous», a déploré hier le PDG de Strateco, Guy Hébert, en marge de l'assemblée des actionnaires de l'entreprise.

Le précédent gouvernement péquiste avait refusé d'autoriser le projet, ce qui avait poussé Strateco à poursuivre Québec l'an dernier. Le litige est toujours devant les tribunaux. Ottawa a donné son feu vert en 2012.

«C'est une patate chaude pour tout le monde, ce projet-là», a reconnu M. Hébert.

Étude du BAPE

Le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) vient d'amorcer son étude de la filière uranifère, mais Strateco n'en attend pas grand-chose. «Les gens sont nerveux, il faut faire d'autres études: ça va être ça, la conclusion du BAPE», a prédit Guy Hébert.

Rappelons que Strateco a demandé la récusation du président de la commission du BAPE qui se penche sur l'uranium, Louis-Gilles Francoeur, jugeant qu'il manque d'impartialité en raison de son passé de journaliste en environnement au quotidien Le Devoir. Le BAPE doit publier son rapport en mai 2015.

Quoi qu'il en soit, M. Hébert estime que l'avenir du projet Matoush ne repose pas sur le BAPE, mais sur un accord avec la communauté crie de Mistissini. Le chef actuel, Richard Shecapio, s'oppose à l'exploration uranifère. Strateco espère que l'élection prévue cet été conduira à l'élection d'un chef plus sympathique à sa cause.

Entre-temps, par l'entremise de sa nouvelle filiale SeqUr, Strateco intensifie ses activités en Saskatchewan, une province qui connaît bien l'industrie de l'uranium.

La situation financière de Strateco demeure toutefois difficile. L'entreprise ne compte plus qu'une dizaine d'employés, contre une trentaine l'an dernier. Son action vaut actuellement 6 cents à la Bourse de Toronto, ce qui lui donne une valeur totale d'à peine 11,2 millions.




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