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Temps durs pour les énergies renouvelables

L'investissement total dans les énergies vertes est en... (Photo Carlos Barria, archives Reuters)

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L'investissement total dans les énergies vertes est en baisse depuis deux ans, selon les calculs de Bloomberg. Ci-dessus, un technicien inspecte des panneaux solaires en Chine.

Photo Carlos Barria, archives Reuters

Hélène Baril

L'exploitation des gaz de schiste a été une bénédiction pour l'économie américaine, mais l'abondance et le prix peu élevé de cette ressource ont ralenti le développement des énergies renouvelables.

«C'est particulièrement vrai dans la pénétration à grande échelle des nouvelles énergies», estime Michel Di Capua, chef de la division Amérique du Nord de Bloomberg New Energy Finance, lors d'un entretien avec La Presse Affaires.

M. Di Capua est aujourd'hui l'invité de Switch, l'Alliance pour une économie verte au Québec, pour parler d'investissement dans les énergies vertes et renouvelables.

L'investissement total dans les énergies vertes est en baisse depuis deux ans, selon les calculs de Bloomberg. Le géant du secteur, British Petroleum, vient de retirer les billes qu'il avait placées dans l'énergie éolienne et solaire. BP laisse ainsi tomber le branding vert qu'il s'était donné (Beyond Petroleum) pour se concentrer sur sa spécialité, l'énergie fossile. Plusieurs pays qui font le pari des énergies renouvelables peinent à respecter leurs objectifs. La question se pose donc: est-ce que le potentiel des énergies a été surestimé?

Michel Di Capua pense que non. «BP s'est recentrée sur ses activités de base, mais de nouveaux acteurs arrivent dans le secteur», souligne-t-il. Il y a Google, des banques et plusieurs grands investisseurs qui sont des nouveaux venus, selon lui.

Malgré les reculs apparents à grande échelle, les énergies vertes continuent à progresser à petite échelle, dit-il, et à un rythme impressionnant.

L'énergie renouvelable comptait pour 13 % de la production d'électricité des États-Unis en 2013, comparativement à 8 % en 2007, selon Bloomberg New Energy Finance.

Électrification

Par ailleurs, le spécialiste voit d'un bon oeil le marché du carbone mis sur pied tant bien que mal par le Québec et la Californie. L'initiative aurait dû avoir une envergure plus grande, mais les États et provinces qui s'étaient montrés intéressés se sont désistés.

«Sur le plan politique, on peut dire que c'est un succès, soutient Michel Di Capua. Ce n'est pas parfaitement efficace, mais ça envoie un signal de prix [des émissions polluantes]», estime-t-il.

L'analyste rappelle que les marchés du carbone jouissent d'un regain d'intérêt partout dans le monde. «Il n'y a pas si longtemps, on disait que c'était mort», rappelle-t-il.

De même, il estime que les efforts du Québec pour se tailler une place dans le secteur de l'électrification des transports sont prometteurs. «Il est encore tôt dans la course, et ce n'est pas facile, surtout pour ceux qui fabriquent des batteries. Mais le Québec et Hydro-Québec peuvent être parmi les leaders du transport électrique».

Investissements dans les énergies vertes

Aux États-Unis

2011: 88 milliards US

2012: 71 milliards US

2013: 66 milliards US

Dans le monde

2011: 318 milliards US

2012: 286 milliards US

2013: 254 milliards US




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