TransCanada (T.TRP) a formé un partenariat pour construire un nouvel oléoduc de 3 milliards de dollars visant à transporter du pétrole des sables bitumineux dans le nord de l'Alberta, piétinant ainsi les plates-bandes de son rival Enbridge.

LA PRESSE CANADIENNE

TransCanada et Phoenix Energy Holdings possèderaient chacun la moitié du projet Grand Rapids, qui transporterait jusqu'à 900 000 barils de pétrole brut par jour, en plus de 330 000 barils de diluant par jour, pour aider à faire circuler l'épais pétrole des sables bitumineux dans des oléoducs.

Le projet s'étendrait sur une distance d'environ 500 kilomètres, d'une région où l'exploitation des sables bitumineux commence à prendre de l'ampleur, au nord-ouest de Fort McMurray, en Alberta, jusqu'au centre industriel près d'Edmonton. L'oléoduc devrait entrer en service au début de 2017.

Le chef de la direction de TransCanada, Russ Girling, a estimé dans un communiqué qu'il était important d'avoir une infrastructure en place pour transporter le pétrole provenant des développements à l'ouest de la rivière Athabasca, particulièrement dans un contexte où la production pétrolière prend de l'expansion.

TransCanada exploitera le système et Phoenix Energy s'est engagée à l'utiliser pour transporter du brut et du diluant en provenance de ses projets d'exploitation des sables bitumineux de Dover et de MacKay River.

L'action de TransCanada prenait lundi après-midi 45 cents à la Bourse de Toronto, et s'y échangeait à 44,85 $.