Le groupe Delek a répondu positivement à l'invitation de Shell de reprendre les négociations en vue de la vente éventuelle de la raffinerie de Montréal-Est, a annoncé la compagnie pétrolière Shell.

Anabelle Nicoud LA PRESSE

«Delek nous a contactés, ils veulent nous rencontrer pour voir si nous pouvons trouver un terrain d'entente. Je ne peux pas dire quand on doit les rencontrer mais ce devrait être dès que possible, dit Larry Lalonde, le porte-parole de Shell. On est contents : on veut vendre, mais je ne peux spéculer sur ce qui va se passer. »

Le député fédéral Denis Coderre a régi promptement à la nouvelle hier. « C'est une excellente nouvelle. Depuis le comité, je n'ai jamais douté du sérieux de Delek US. J'ai gardé contact avec Jim Boles (porte-parole de Delek, ndlr)  et il m'a dit qu'ils étaient prêts à retourner à la table à l'endroit et à l'heure que Shell veut. »

Hier, Shell annonçait qu'elle avait demandé à la filiale américaine du groupe israélien Delek de bien vouloir reprendre les négociations autour de la raffinerie de Montréal-Est. Depuis un an, Shell a entamé le processus de vente de la raffinerie, sans succès. Le seul acheteur intéressé, Delek, s'était retiré des négociations en raison du prix de vente jugé trop élevé.

C'est lorsque Shell a annoncé qu'elle fermerait sa raffinerie pour la transformer en un terminal d'importation qu'une forte opposition s'est fait sentir à Montréal, Québec, mais aussi Ottawa où un comité parlementaire a rencontré les deux compagnies plus tôt cette semaine.

Jean-Claude Rocheleau, le président du syndicat des employés de Shell s'est également réjoui de la nouvelle. « J'ai peu d'informations, mais pour les employés c'est une bonne nouvelle. Il va falloir maintenant quelle attitude Shell va avoir à la table des négociations. J'espère qu'ils vont avoir une bonne attitude », dit-il. La raffinerie emploie près de 800 personnes.  Le groupe Delek n'a pas répondu à notre appel.