Les prix du pétrole ont reculé vendredi à New York, le baril terminant à peine au-dessus de 76$, dans un marché toujours inquiet de voir la demande de brut s'affaiblir en cas de reprise économique ralentie.

AGENCE FRANCE-PRESSE

Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de «light sweet crude» pour livraison en août a terminé à 76,01$, en recul de 61 cents par rapport à la veille.

«On a eu des indicateurs faibles, en particulier du point de vue du consommateur, qui se sont ajoutés à des statistiques moins robustes qu'attendu en Chine. Tout cela remet en question le rythme de la reprise économique à venir», a expliqué Bart Melek, de BMO Capital Markets.

La croissance économique des deux pays, la Chine moteur de la croissance de la demande, les États-Unis premier consommateur de brut dans le monde, était scrutée de près.

La chute de l'indice de confiance des consommateurs en juillet, calculé par l'Université du Michigan, au plus bas depuis près d'un an, a déprimé les investisseurs. À Wall Street, les principaux indices lâchaient plus de 2% au moment de la clôture du pétrole.

La baisse des prix signifie que les investisseurs sont de plus en plus «sceptiques sur la capacité de l'économie à produire une reprise durable», a estimé Mike Fitzpatrick, de MF Global.

«Les prix avaient progressé en anticipation d'une reprise dans la deuxième moitié de l'année. Or les données économiques qui ont été publiées ces derniers temps ne constituent certainement pas un faisceau de preuves croissant sur le fait qu'une reprise durable est en gestation», a-t-il ajouté.

Les craintes d'un retour en récession affectaient les prévisions de demande en pétrole. «Jusqu'à ce qu'on ait des preuves matérielles que cela ne sera pas le cas», a estimé Bart Melek, «le marché fera du surplace et réagira négativement aux nouvelles qui ne seront pas favorables».

Sur la semaine, le baril a enregistré une variation, à la baisse, de 8 cents.