Les prix du pétrole ont fini sans grand changement jeudi à New York, effaçant en fin de séance des pertes entraînées par un regain d'inquiétude pour la Grèce et l'abondance de l'offre aux États-Unis.

AGENCE FRANCE-PRESSE

Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de «light sweet crude» pour livraison en juin a terminé à 83,70$, en hausse de 2 cents par rapport à la veille.

En nette baisse à l'ouverture, les cours sont revenus à l'équilibre dans la dernière heure d'échanges.

«Tous les marchés se sont repris: le pétrole, la Bourse», a observé Tom Bentz, de BNP Paribas. «On avait eu des pertes en matinée, dues aux inquiétudes concernant la Grèce, la hausse du dollar, les inquiétudes liées au haut niveau des stocks (pétroliers américains, ndlr), mais comme d'habitude, le marché trouve plus facile de monter que de baisser», a-t-il expliqué.

«Je ne pense pas que ce soit dû à autre chose qu'au fait que les courtiers anticipent une hausse du marché, tant que la reprise économique se poursuit au rythme actuel», a-t-il ajouté.

Les cours avaient été plombés en début de séance par un fort renforcement du dollar au plus haut depuis près d'un an face à l'euro, ce qui ternit l'attrait du brut, vendu en monnaie américaine, pour les acheteurs munis d'autres devises.

Ce mouvement a été entraîné par une révision à la hausse du déficit grec par l'Office européen des statistiques, suivi d'un abaissement de la note de la dette du pays par l'agence de notation Moody's.

Les cours de l'or noir sont restés par ailleurs sous la pression des statistiques sur les réserves pétrolières américaines, diffusées mercredi par le département de l'Énergie. Ces chiffres «étaient les plus baissiers qu'on ait vus depuis bien longtemps», a commenté John Kilduff, de Round Earth Capital, pour qui l'offre reste «très très abondante».

Ils ont révélé une forte hausse des stocks du pays la semaine dernière, tandis que la demande s'affaiblissait.