Les prix du pétrole ont fini en nette baisse jeudi à New York pour la deuxième séance consécutive, le baril retombant à 76$, pénalisé par la faiblesse de la demande mise en lumière dans le rapport hebdomadaire sur les stocks aux États-Unis.

AGENCE FRANCE-PRESSE

Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de «light sweet crude» pour livraison en mars, dont c'était le premier jour en tant que contrat de référence, a terminé à 76,08$, en baisse de 1,66 dollar par rapport à la clôture de mercredi. Il avait déjà abandonné 1,40$ la veille.

Le rapport hebdomadaire du département américain de l'Énergie publié en fin de matinée a accéléré la baisse du cours du baril.

Les investisseurs ne se sont pas tant concentrés sur l'état des stocks que sur la demande pour les produits pétroliers «qui reste faible, tombant une nouvelle fois sous les niveaux de l'année dernière», a souligné Nic Brown, de Natixis.

La consommation de produits distillés en particulier, une catégorie très suivie en période hivernale, d'autant que le rapport portait sur une semaine de froid vif aux États-Unis, «est en hausse saisonnière mais reste faible par rapport aux années précédentes», a observé de son côté Antoine Halff, de Newedge Group.

Selon le rapport du DoE, la consommation d'essence a reculé de 0,2% sur un an et celle de produits distillés, qui incluent le gazole et le fioul de chauffage, a baissé de 6,8% sur la même période.

La diminution surprise des réserves de brut, de 400 000 barils, et celle plus importante des réserves de distillats, de 3,3 millions de barils, n'ont donc pas impressionné un marché qui s'inquiète d'un déséquilibre entre l'offre et la demande.

Les stocks d'essence ont affiché une impressionnante augmentation de 3,9 millions de barils, et au final les réserves de produits pétroliers «n'ont reculé que de 1,2 millions de barils» aux États-Unis, a noté Nic Brown.

«Tout cela suggère que la demande américaine en produits pétroliers a un potentiel de surprise à la baisse», a estimé l'analyste.