La demande mondiale d'électricité va baisser en 2009 pour la première fois depuis 1945, en raison de la crise économique, a indiqué vendredi à l'AFP l'économiste en chef de l'Agence internationale de l'Énergie (AIE).

AGENCE FRANCE-PRESSE

   Le rapport de l'AIE, qui sera présenté dimanche à Rome lors d'une réunion des ministres de l'énergie du G8, analyse «l'impact de la crise financière sur les investissements énergétiques», a indiqué Fatih Birol.

   L'une de ses principales conclusions est que «la consommation mondiale d'électricité va baisser en 2009 pour la première fois depuis 1945», a-t-il poursuivi, confirmant une information du Financial Times.

   La baisse mondiale est estimée à 3,5% par l'AIE. Elle devrait être «un peu supérieure à 2% en Chine», «proche de 10% en Russie» et de «5% pour les pays de l'OCDE».

   Autre conclusion du rapport: «les investissements dans les énergies renouvelables, qui ont augmenté chaque année au cours des dix dernières années, devraient baisser de 38% en 2009», a indiqué M. Birol à l'AFP.

   Un recul qui s'explique par «la baisse des prix du pétrole et du gaz et par les difficultés des entreprises à trouver des crédits» pour investir, a-t-il expliqué. En effet, «ces sociétés, qui sont souvent de taille moyenne, sont encore en phase de développement, donc fragiles», a-t-il détaillé.

   Le rapport de l'AIE va aussi souligner que les dépenses prévues dans les plans de relance des pays du G20 pour accroître les énergies renouvelables ne sont pas suffisantes face au défi du réchauffement climatique.

   «Ces dépenses devraient être six fois supérieures à ce qui est prévu si l'on veut efficacement répondre à ce défi», a indiqué Fatih Birol.