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Questions à un patron: travailler dans un monde connecté

Rima Qureshi est vice-présidente principale, directrice de la... (Photo fournie par Ericsson)

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Rima Qureshi est vice-présidente principale, directrice de la stratégie, chef du groupe Stratégie et présidente de l'unité commerciale Modems chez Ericsson.

Photo fournie par Ericsson

Emilie Laperrière

Collaboration spéciale

La Presse

La Presse donne la parole aux grands dirigeants du Québec. Chaque samedi, un patron répond à cinq questions posées par le chef d'entreprise interviewé la semaine précédente. Et ainsi de suite. Rima Qureshi, vice-présidente principale, directrice de la stratégie, chef du groupe Stratégie et présidente de l'unité commerciale Modems chez Ericsson, répond aujourd'hui aux questions d'Yves Lalumière, PDG de Tourisme Montréal.

Q Vous occupez un poste hautement stratégique dans le secteur de la haute technologie. Puisque vous êtes native de Montréal et y ayant fait vos études, comment vos racines montréalaises ont-elles influencé votre parcours professionnel?

R Après mes études, j'ai commencé à travailler dans une boîte de consultation au centre-ville. Il y avait une foire d'emplois et Ericsson était là comme employeur. Je ne connaissais encore rien des télécommunications et je suis juste allée les voir. À ce moment-là, en 1992, tout le monde parlait des télécoms et j'étais curieuse. Je leur ai dit que je ne connaissais rien, mais que je voulais apprendre. Ils recherchaient surtout une attitude, plutôt que des compétences techniques. Alors, ils m'ont offert un poste et j'ai commencé en 1993. Je dirais que mes racines m'ont influencée à essayer quelque chose de différent. Vingt-deux ans plus tard, je suis toujours là!

Q Ericsson a choisi Montréal pour y établir un important centre de recherche. Quels facteurs ont influencé cette décision? Que devraient savoir nos futurs ingénieurs québécois actuellement à l'université et qui souhaitent faire carrière chez Ericsson?

R Ericsson a déjà une bonne base d'ingénieurs et d'employés à Montréal. On y trouve de très bonnes universités, il y a de nombreux ingénieurs qui sortent des écoles et on a également droit à des crédits d'impôt. Le climat est donc très bon pour faire des investissements. Nous n'embauchons pas seulement des ingénieurs, même s'ils représentent la majorité de nos employés.

Pour travailler chez Ericsson, on doit avoir des compétences en informatique, mais c'est surtout une question d'attitude. Il faut avoir une volonté d'expérimenter, d'apprendre et de travailler avec les autres et une ouverture sur plusieurs cultures et sur le fait de travailler globalement. Quand j'ai commencé chez Ericsson, je travaillais à Montréal, mais j'aurais pu être n'importe où dans le monde. On ressemble aux Nations unies, il y a plein de nationalités différentes. On travaille avec des gens de partout.

Q Les télécommunications ont complètement changé nos façons de vivre et de travailler. Quels changements significatifs observez-vous pour l'avenir? Quelles sont les perspectives d'avenir pour les télécommunications au Québec et dans le monde?

R Le concept du travail a changé beaucoup. Mon bureau et mon assistante sont à Stockholm, par exemple, mais je peux travailler un peu partout dans le monde, parce que les télécommunications me permettent de le faire. J'ai seulement besoin d'un téléphone intelligent, de mon ordinateur et d'une connexion internet. Les relations interpersonnelles ont également changé. Nos façons de communiquer aussi. J'ai deux filles, et le meilleur moyen de communiquer avec elles, c'est parfois de leur envoyer un message texte même si elles sont dans la maison. C'est toujours intéressant d'observer, dans un restaurant ou à l'aéroport, comment les gens agissent avec leur téléphone et les gens autour d'eux. Ça a changé beaucoup en une génération.

Q À titre de gestionnaire d'une grande entreprise telle qu'Ericsson, quelle est votre vision en ce qui a trait à la croissance, à l'expansion et à la mise au point de nouveaux produits?

R Ericsson n'est pas une marque pour les consommateurs, on fait affaire avec les opérateurs, comme Telus, Rogers ou Vidéotron. On s'assure que les possibilités sont là. On essaie de connecter tout ce qui bénéficierait d'une connexion, et de connaître comment les gens utilisent les technologies. À Montréal, il y a beaucoup de petites entreprises, et je crois que les perspectives pour l'avenir sont très bonnes. Plus il y a d'entreprises technos, plus il y a d'innovation dans une société. C'est le cas en Suède, notamment, qui a une population semblable à celle du Québec. On pourrait faire la même chose ici.

On est bien vus et bien cotés à Montréal avec notre centre de développement. Il faut dire qu'on n'a pas seulement ce centre, on fait aussi de la consultation. On a une bonne base, on peut en faire plus et se développer. On essaie de répondre à la demande.

Q Que faites-vous pour vous distinguer comme entreprise citoyenne, que ce soit ici au Québec, au Canada ou ailleurs dans le monde?

R Ericsson a toujours mis l'accent sur la responsabilité d'entreprise. On a un programme de responsabilité depuis 20 ans. Ce n'est pas parce que c'est à la mode, on y croit vraiment. On pense que la technologie a un impact positif très important sur notre société et en matière d'environnement. Par exemple, les compteurs intelligents que nous mettons au point avec Hydro-Québec permettent de consommer moins d'électricité. Les voitures électriques et autonomes et d'autres solutions aideront aussi à sauver l'environnement. On fait beaucoup, et on espère que les autres entreprises feront la même chose.




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