Diplômé du collégial en soins infirmiers en 2006, François Boulais, 32 ans, s'est promené entre le secteur public et les agences de placement privées. «Il manque de personnel partout, donc c'est facile de trouver un emploi», affirme-t-il.

Martine Letarte, collaboration spéciale LA PRESSE

Voilà quelques années qu'il est employé de l'agence Girafe Santé. Depuis trois ans, il travaille uniquement à l'Hôpital régional de Saint-Jérôme, dans différentes unités, comme la gériatrie active, la psychiatrie et la pneumologie.

«Généralement, je reste plusieurs mois dans la même unité. L'hôpital nous offre une formation avant d'intégrer une unité», explique-t-il.

La profession d'infirmier comporte toutefois des défis. «Les relations avec les patients et leurs familles sont parfois difficiles. Certains croient qu'on est là juste pour eux, qu'ils n'ont qu'à sonner la cloche pour qu'on arrive. On s'occupe de plusieurs patients. Il faut aussi gérer différentes situations, comme lorsqu'il manque de personnel. Il faut apprendre à prioriser et à s'adapter.»

Horaire de choix

François Boulais est particulièrement heureux de choisir son horaire et ses vacances. «Je travaille de soir pour que mon horaire s'adapte à celui de ma blonde et qu'un de nous deux puisse toujours être avec les enfants. Dans le public, c'était impossible puisque les horaires étaient fixés selon l'ancienneté. De plus, je ne me fais pas imposer d'heures supplémentaires.»

Le salaire est aussi plus élevé en agence, mais les avantages sociaux sont moindres. «Dans le public, avec mes cinq années d'expérience, je gagnerais probablement autour de 25$ l'heure, alors qu'en agence, je gagne 40$. Mais je n'ai pas de caisse de retraite, mes assurances collectives m'offrent moins d'avantages; j'ai seulement deux semaines de vacances par année et je n'ai pas de poste stable. Il y a des avantages et des inconvénients», précise-t-il.

Infirmier autorisé

Salaire annuel moyen au Québec (2005): 51 000$

Personnes en emploi en 2009: 65 000

Perspectives professionnelles (2010-2014): Très favorables

Taux de chômage en 2009: Faible

Demande de main-d'OEuvre (2009-2014): Élevée

Source: Emploi-Québec, Information sur le marché du travail