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Jarislowsky Fraser injecte 500 millions dans Tim Hortons

Jarislowsky Fraser rappelle notamment qu'une entente pour ouvrir 500 établissements... (photo brent lewin, archives bloomberg)

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Jarislowsky Fraser rappelle notamment qu'une entente pour ouvrir 500 établissements Tim Hortons en Chine sur 10 ans vient d'être signée avec un partenaire.

photo brent lewin, archives bloomberg

Richard Dufour

Jarislowsky Fraser est de nouveau actionnaire de Tim Hortons. Le gestionnaire montréalais de placements devenu une filiale de la Banque Scotia plus tôt cette année vient d'acheter contre un demi-milliard de dollars des actions de Restaurant Brands, la maison-mère de Tim Hortons.

Jarislowsky - dont l'actif sous gestion s'élève à environ 40 milliards - était un des trois plus importants actionnaires de Tim Hortons avant sa fusion avec Burger King, il y a quatre ans. La firme avait toutefois vendu ses actions à la suite du regroupement après s'être notamment inquiétée du niveau d'endettement et du manque de visibilité au chapitre des coûts et des revenus.

« On surveille l'exécution depuis quelques années. Nous sommes maintenant à l'aise avec les perspectives de croissance des marques de Restaurant Brands », indique le gestionnaire de portefeuille et cochef des actions chez Jarislowsky Fraser, Charles Nadim.

Restaurant Brands est propriétaire de trois marques emblématiques du secteur de la restauration rapide : Tim Hortons, Burger King et Popeyes. Acquise l'an passé par Restaurant Brands, Popeyes est un concurrent direct de PFK (Kentucky Fried Chicken).

Des documents déposés dans les derniers jours auprès de la Securities and Exchange Commission révèlent que Jarislowsky Fraser a acheté 6,6 millions d'actions de Restaurant Brands au cours des mois de juillet, août et septembre.

Du coup, Jarislowsky devient le huitième actionnaire en importance de l'entreprise avec 3 % des actions en circulation. Cette participation vaut actuellement quelque 475 millions.

LE POTENTIEL DE CROISSANCE

« En général, on aime beaucoup ce modèle d'affaires là parce qu'il s'agit d'entreprises qui opèrent dans une industrie non cyclique avec une visibilité très élevée sur les revenus et les flux financiers. La restauration rapide croît entre 1 et 4 % par année, et dans le pire des cas, c'est-1 % », dit Charles Nadim.

En plus de la croissance organique, il précise aimer les perspectives de consolidation.

« On est encore dans la première ou la deuxième manche d'une consolidation globale dans le secteur », ajoute M. Nadim.

La « beauté », selon lui, c'est qu'en plus d'être non cycliques, les activités ne requièrent pas de lourds investissements de la part de l'entreprise. « Tous les opérateurs des restaurants sont des franchisés. Ce sont eux qui mettent le capital et Restaurant Brands collecte les royautés. Ça génère beaucoup de flux financiers, ce qui permet une consolidation graduelle. Ça nous donne donc une prévisibilité dans les flux parce que c'est non cyclique et parce que c'est un modèle 100 % franchisé. »

Le potentiel de croissance est « immense », selon Charles Nadim. Pour ce qui est de Popeyes, par exemple, il souligne que la chaîne ne compte encore que 150 restaurants en Asie, alors que PFK en a 11 000.

Du côté de Burger King, Charles Nadim s'attend aussi à une croissance intéressante. Il précise que McDonald's a presque deux fois plus de restaurants que Burger King aux États-Unis.

TIM HORTONS, LE PIED SUR L'ACCÉLÉRATEUR

En ce qui concerne Tim Hortons, il rappelle qu'une entente pour ouvrir en Chine 1500 établissements en 10 ans vient d'être signée avec un partenaire, ce qui se compare à une présence de 3300 établissements Starbucks actuellement ouverts dans ce pays.

« On pense qu'il y aura une réaccélération de la croissance chez Tim Hortons. Il y a une nouvelle équipe de gestion. Les emplacements se font rénover. Le déjeuner est maintenant offert toute la journée. Il y aura plus de marketing, etc. »

Pour ce qui est du rendement attendu, en plus de la croissance organique et non organique à venir, Charles Nadim souligne que le rendement du dividende de 3 % et la contribution que peuvent apporter les rachats d'actions par la société sont d'autres éléments qui contribuent à sa prévisibilité.

UNE GROGNE PEU INQUIÉTANTE

Au sujet de la controverse liée au mécontentement exprimé par des franchisés dans les derniers mois, Charles Nadim soutient en avoir sondé plusieurs. « Le mécontentement est venu d'un petit groupe, mais qui protestait avec vigueur. L'entreprise a pris les bonnes décisions en termes de rénovation et d'investissement dans la marque de commerce. Les choses vont s'améliorer. Il y a une nouvelle équipe de gestion. Les recherches qu'on a menées nous portent à croire que la majorité des franchisés sont conscients des perspectives de croissance et heureux de ce que l'avenir réserve. »

Jarislowsky Fraser gère des portefeuilles d'entreprises et de particuliers, mais aussi ceux de caisses de retraite et de fondations.

RESTAURANT BRANDS EN BREF

  • Siège social : Oakville, Ontario
  • Marques : Tim Hortons, Burger King et Popeyes
  • Nombre total d'établissements :  25 000 restaurants dans 100 pays
  • Revenus annuels (2017) : 4,6 milliards US (+ 10,4 %)
  • Bénéfice net (2017) : 649 millions US (+ 5,4 %)
  • Ratio cours/bénéfices : 11,4

Source : Thomson Reuters




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