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Les critères d'Emplois d'été Canada revus

Des consultations informelles menées au cours des derniers... (Photo Chip Litherland, archives AP)

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Des consultations informelles menées au cours des derniers mois ont toutefois poussé le gouvernement à modifier le texte du programme pour 2019.

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JORDAN PRESS
La Presse Canadienne
Ottawa

Le libellé controversé du programme Emplois d'été Canada, qui exigeait que les organisations bénéficiaires se déclarent en faveur du droit à l'avortement afin d'obtenir des subventions, a été modifié pour apaiser la colère à la fois des groupes confessionnels et des militants pro-choix, qui avaient dénoncé la formulation adoptée par Ottawa l'an dernier.

Les libéraux ont réécrit le texte du programme pour 2019, exigeant maintenant que les employeurs s'engagent à ne pas enfreindre les droits des Canadiens.

Le programme offre des subventions pour les salaires liés aux emplois d'été afin d'encourager les petites entreprises et les organismes à but non lucratif à embaucher des jeunes en quête d'une première expérience de travail. Le libellé de la précédente mouture du programme demandait aux employeurs de promettre que ni le mandat de leur organisation ni les emplois subventionnés ne constituaient une menace pour les droits constitutionnels, de la personne et reproductifs.

Des consultations informelles menées au cours des derniers mois ont toutefois poussé le gouvernement à modifier le texte du programme pour 2019.

Selon Joyce Arthur, directrice générale de la Coalition pour le droit à l'avortement au Canada, la plus récente version du programme réussit à atteindre le même objectif : assurer que les organisations qui sont contre les droits de la personne, comme les groupes antiavortement, ne seront pas admissibles aux subventions, tout en apaisant les inquiétudes des groupes religieux et des églises.

D'autres changements ont été apportés aux critères d'admissibilité d'Emplois d'été Canada afin d'éliminer d'emblée tout projet ou emploi qui tente de restreindre l'accès des femmes à des services de santé sexuelle ou reproductive, ou qui refuse des candidats sur la base du sexe, de la religion, de l'origine ethnique ainsi que de l'identité ou de l'expression de genre.

Ray Pennings, le vice-président de Cardus, un groupe de réflexion confessionnel et non partisan, a affirmé que le libellé continuerait probablement à être remis en question s'il se contentait d'exiger des organisations qu'elles respectent la loi, ce que tous les employeurs sont déjà tenus de faire. « Tous les employeurs doivent respecter les droits de la personne, a indiqué M. Pennings. Obliger un employeur à cocher une case semble un peu idiot. »

Après que le gouvernement eut ajouté l'exigence concernant les droits reproductifs dans le libellé du programme en 2018, le nombre de refus a été 12 fois plus important : un seul des 63 groupes considérés comme problématiques par les organismes pro-choix a reçu une subvention.

Plusieurs organisations confessionnelles n'ont pas voulu signer la déclaration ou ont proposé une autre formulation parce qu'elles avaient l'impression que d'affirmer qu'elles soutenaient les droits reproductifs tels qu'ils sont présentement définis par le droit canadien allait à l'encontre de leurs croyances.

Selon la ministre fédérale du Travail, Patty Hajdu, ces organisations avaient le sentiment que le programme accordait plus d'importance à leur foi et à leurs valeurs qu'aux emplois et au rendement des étudiants embauchés, et le fédéral a pris cette plainte au sérieux.

Elle a soutenu que le gouvernement avait travaillé fort pour réaliser son objectif - s'assurer que les droits des Canadiens étaient respectés tout en collaborant étroitement avec les organisations confessionnelles pour leur permettre de trouver un moyen de participer au programme.

Il ne s'agit pas du seul changement apporté au populaire programme, qui sera présenté aux députés des Communes d'ici la fin de la semaine. Les employeurs pourront soumettre une demande plus tard en décembre.

Le gouvernement a ouvert le programme à toute personne âgée de 15 à 30 ans, et il n'exige plus que les candidats soient des étudiants pour que leur poste soit admissible. Un comité mis sur pied par le gouvernement avait réclamé cette modification l'an dernier, soulignant que les jeunes qui n'étaient pas aux études avaient souvent de la difficulté à trouver du travail et à acquérir de l'expérience professionnelle.

Les postes disponibles seront aussi affichés sur une nouvelle application mobile qui permettra aux utilisateurs de fouiller dans la banque d'emplois du fédéral.




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