De plus faibles prix à la pompe n'ont pas réussi à contrebalancer une large hausse des prix à la consommation au mois d'août, notamment celle des prix des repas dans les restaurants, révèle le plus récent rapport sur l'inflation de Statistique Canada.

Mis à jour le 18 sept. 2015
LA PRESSE CANADIENNE

L'inflation annuelle du Canada s'est établie à 1,3 pour cent en août, un niveau inchangé par rapport à celui du mois de juillet, a précisé l'agence fédérale.

Les prix des aliments sont ceux qui ont le plus nourri l'inflation le mois dernier, avec leur hausse de 3,6 pour cent, suivis par ceux des boissons alcoolisées et des produits du tabac, ainsi que par ceux des dépenses courantes des ménages.

Par rapport à l'an dernier, les prix des aliments achetés au restaurant ont gagné 2,8 pour cent, tandis que ceux des aliments achetés en magasin ont avancé de 4,0 pour cent. Le prix du boeuf a cependant reculé pour un deuxième mois de suite.

L'indice des dépenses courantes, d'ameublement et d'équipement des ménages, qui comprend les services de télécommunications comme le câble et l'Internet, a augmenté de 2,5 pour cent en août par rapport au même mois l'an dernier. Malgré tout, sa croissance était moindre que celle du mois de juillet, alors qu'il avait pris 3,3 pour cent, et Statistique Canada a attribué ce ralentissement aux plus faibles prix des services téléphoniques.

Sept des huit composantes principales de l'indice des prix à la consommation de l'agence ont affiché des gains. Seul le groupe des transports a retraité de 2,6 pour cent, les prix de l'essence ayant diminué de 12,6 pour cent par rapport au mois d'août 2014. Les prix des véhicules automobiles neufs ont aussi moins augmenté en août qu'en juillet.

L'inflation est surveillée de près par les économistes, à l'affût de tout signe de ralentissement des dépenses des consommateurs depuis que le produit intérieur brut s'est contracté pendant la première moitié de l'année, ce qui a plongé le pays dans une récession technique.

Selon l'économiste Nathan Janzen, de la Banque Royale, la récession du premier semestre n'a pas eu de conséquences sur le marché de l'emploi, ce qui fait en sorte que les ménages ont tenu bon malgré le ralentissement.

La bonne performance du marché de l'emploi, jumelée avec le recul des prix de l'essence, fait en sorte que le pouvoir d'achat du Canadien moyen s'est en fait accru, a-t-il ajouté.

«Il n'est pas étonnant de voir que les ménages dépensent toujours et, conséquemment, nous observons une assez bonne demande à la consommation. Cela empêche l'apparition d'une pression à la baisse sur l'inflation à l'extérieur du secteur de l'énergie», a-t-il fait valoir.

L'inflation de base de la Banque du Canada, dont le calcul exclut les produits dont les prix sont plus volatils, s'est établie à 2,1 pour cent en août par rapport à l'an dernier.

Le rapport de Statistique Canada était conforme aux attentes des analystes.

L'économiste Arlene Kish, de la firme IHS Global Insight Canada, a estimé dans une note de recherche que les chiffres sur l'inflation semblaient près des prévisions mises de l'avant en juillet par la Banque du Canada dans son Rapport sur la politique monétaire.

Selon elle, cela indique que la banque centrale va rester sur les lignes de côté et laisser le marché trouver lui-même sa voie, après avoir abaissé son taux d'intérêt directeur à deux reprises plus tôt cette année.

«Il n'y a pas grand-chose que la banque puisse faire maintenant, à part attendre et voir comment l'économie continue à s'ajuster à la volatilité des prix des matières premières et à la faiblesse de la croissance mondiale», a-t-elle écrit.

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Voici l'indice pour les principales villes. Ces données peuvent toutefois fluctuer en raison du petit échantillonnage statistique (Mois précédent entre parenthèses):

• St-Jean, T.-N.-L., 0,6 (0,6)

• Charlottetown-Summerside, 0,2 (0,1)

• Halifax, 0,9 (1,1)

• Saint-Jean, N.-B., 1,0 (1,1)

• Québec, 1,0 (1,2)

• Montréal, 1,3 (1,5)

• Ottawa, 1,0 (1,4)

• Toronto, 1,4 (1,8)

• Thunder Bay, Ont., 1,0 (1.3)

• Winnipeg, 1,9 (1,1)

• Regina, 1,8 (1,8)

• Saskatoon, 2,2 (2,2)

• Edmonton, 1,9 (1,3)

• Calgary, 1,6 (1,3)

• Vancouver, 1,2 (1,1)

• Victoria, 1,2 (1,1)

Voici le taux d'inflation par province et territoire en août. (Mois précédent entre parenthèses):

• Terre-Neuve et Labrador, 0,7 (0,7)

• Île-du-Prince-Édouard, -0,1 (-0,1)

• Nouvelle-Écosse, 0,8 (0,9)

• Nouveau-Brunswick, 1,0 (1,2)

• Québec, 1,1 (1,3)

• Ontario, 1,2(1,5)

• Manitoba, 1,8 (1,0)

• Saskatchewan, 1,9 (1,9)

• Alberta, 1,7 (1,3)

• Colombie-Britannique, 1,2 (1,0)

• Whitehorse, Yukon, 0,7 (0,2)

• Yellowknife, T.-N.-O., 2,0 (2,0)

• Iqaluit, Nunavut, 19 (1,9)