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L'économie canadienne paye-t-elle le prix des politiques de Mark Carney?

L'ancien gouverneur de la Banque du Canada, Mark Carney.... (PHOTO RALPH ORLOWSKI, REUTERS)

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L'ancien gouverneur de la Banque du Canada, Mark Carney.

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Julian Beltrame
La Presse Canadienne
OTTAWA

Mark Carney en prend pour son rhume, ces temps-ci, alors qu'il est la cible de flèches décochées des deux côtés de l'Atlantique.

L'ancien gouverneur de la Banque du Canada, qui a fait parler de lui à l'échelle internationale l'an dernier lorsqu'il a quitté son poste à Ottawa pour aller diriger la Banque d'Angleterre, est sérieusement critiqué à Londres en raison de la timide réaction de la banque face à la manipulation des taux des devises étrangères.

Au Canada, l'économiste principal de la Banque CIBC (T.CM), Avery Shenfeld, a laissé entendre dans une note que M. Carney pourrait avoir cédé à son successeur à la Banque du Canada, Stephen Poloz, une économie dans un état pire que nécessaire.

M. Poloz a de la difficulté à comprendre pourquoi les exportateurs canadiens n'ont pas été en mesure de tirer profit de la croissance économique américaine. Aux yeux de M. Shenfeld, cela s'explique par des décisions prises par M. Carney en 2009 et 2010, alors que le Canada se remettait de la récession.

La Banque du Canada a réduit les taux d'intérêt dans le but de stimuler les dépenses de consommation et le secteur de l'habitation, et cela a fonctionné. L'économie canadienne est sortie de la récession avec plus de rapidité et de vigueur que celles des autres pays du G7.

Toutefois, M. Shenfeld estime que M. Carney a omis de contrôler l'appréciation du dollar canadien, alors que les banques centrales étrangères se débarrassaient de dollars américains et se tournaient vers le huard, alors perçu comme une devise refuge.

L'ascension du huard au-dessus de la parité avec le dollar américain est survenue à un moment critique dans le cycle économique, alors que les firmes décidaient où investir et placer leur capacité de production. Pour plusieurs d'entre elles, la décision écartait le Canada.

«En effet, la politique monétaire s'est traduite par plus de copropriétés et moins d'usines, et nous en voyons les signes dans les récentes tendances», a affirmé M. Shenfeld.




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