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Molson Coors va presque doubler sa taille avec le rachat de Miller

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Le chef de la direction de Molson Coors, Mark Hunter, a estimé que cette acquisition de la pleine propriété de Miller Coors allait «changer la donne» en lui permettant d'investir davantage dans ses marques.

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Ross Marowits
La Presse Canadienne
Montréal

Molson Coors va presque doubler sa taille une fois qu'elle aura complété la transaction de 12 milliards US qui lui donnera la pleine propriété des activités brassicoles américaines et le contrôle mondial de la marque Miller.

La portion canadienne des revenus totaux de Molson Coors reculera à 15%, par rapport à 24% actuellement, tandis que la portion américaine du chiffre d'affaires prendra 20 points de pourcentage à 64%. L'Europe représentera 18% des revenus, tandis que les autres marchés se diviseront les trois pour cent restants.

Le chef de la direction de Molson Coors, Mark Hunter, a estimé que cette acquisition de la pleine propriété de Miller Coors - une coentreprise avec SABMiller - allait «changer la donne» en lui permettant d'investir davantage dans ses marques et d'augmenter le choix qu'elle offre aux consommateurs.

«C'est une occasion stratégique et financière et une occasion financière qui catapulte Molson Coors au prochain niveau», a affirmé M. Hunter lors d'une conférence téléphonique, soulignant que l'acquisition permettrait de mettre la main sur des revenus annuels de 4,7 milliards US et des bénéfices de plus d'un milliard US.

«Cela crée une brasserie nord-américaine avec un portefeuille unique et des marques iconiques. Nous oeuvrons dans une industrie qui évolue rapidement et cette transaction nous donne une occasion de solidifier de façon importante nos activités américaines.»

L'acquisition par Molson Coors de la participation de 58% de SABMiller dans la coentreprise américaine, formée en 2008, est à la fois distincte et reliée à une transaction encore plus grosse qui regroupera les deux plus grands brasseurs au monde.

SABMiller a accepté d'être rachetée pour 107 milliards US par le leader de l'industrie, Anheuser-Busch InBev, le brasseur des bières Budweiser. Et si elle s'est entendue avec Molson Coors au sujet de la cession de sa participation dans Miller Coors, c'est essentiellement pour calmer les inquiétudes des autorités réglementaires vis-à-vis du trop grand contrôle qu'aurait une seule entreprise sur le marché américain.

Molson Coors obtient aussi les droits mondiaux pour la marque Miller, ce qui donne à la société un meilleur accès aux marchés du Canada et de l'Angleterre, ainsi qu'aux marchés émergents à forte croissance comme le Panama et de nouveaux marchés comme l'Argentine.

Cette transaction renverse la résiliation, l'an dernier, d'une entente de longue date sur la distribution des produits Miller au Canada, et donne aussi à Molson Coors le plein contrôle de la production, du marketing et de la vente de ces marques. Dans l'ensemble des marchés hors États-Unis, les marques de Miller représentent des bénéfices annuels de 70 millions US et des revenus de 200 millions US.

Au Canada, le marché de la bière a longtemps été dominé par Molson Coors et AB InBev, par l'entremise de sa division Labatt, mais les deux géants sont de plus en plus confrontés à la popularité de plus petites brasseries artisanales.

Outre les marques Miller, l'entente accorde à Molson Coors des licences perpétuelles sans redevances pour les importations de SABMiller et des marques licenciées, dont Peroni, Pilsner Urquell, Fosters et Redd's.

Selon l'analyste Brittany Weissman, de la firme Edward Jones, l'entente ne changera pas grand-chose pour les consommateurs canadiens.

«La plupart des changements dans le paysage auront lieu dans les coulisses, au chapitre des économies de coûts», a-t-elle expliqué lors d'un entretien.

Molson Coors deviendra un joueur plus important qui saura résister à une nouvelle vague de consolidation ou qui pourrait déboucher sur l'acquisition d'une autre brasserie.

Mais John Colley, professeur à la Warwick Business School d'Angleterre, croit que le brasseur aura besoin de dépenser davantage en publicité pour faire concurrence aux grandes marques.

«Molson Coors ne sera peut-être pas indépendante pendant bien longtemps», a affirmé M. Colley dans un rapport.




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