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Le cacao et le café en hausse, le sucre à contre-courant

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Les prix du cacao ont continué leur progression cette semaine.

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Jessica BERTHEREAU
Agence France-Presse

Les prix du cacao et du café ont progressé cette semaine, en raison d'inquiétudes relatives au phénomène climatique El Niño et à la récolte caféière brésilienne, tandis que le sucre pâtissait de l'abondance de l'offre.

Légère correction pour le cacao après de nouveaux sommets

Les prix du cacao ont continué leur progression cette semaine, montant jeudi jusqu'à de nouveaux plus hauts depuis mi-2011, avant de subir une correction en toute fin de semaine.

La tonne de cacao pour livraison en septembre a ainsi atteint jeudi 1964 livres sterling à Londres et 3119 dollars à New York, au plus haut depuis trois ans et neuf mois.

«Les craintes d'une baisse de la production à cause d'El Niño expliquent en partie les prédictions d'un nouveau déficit sur le marché du cacao pour la saison 2014/2015, ce qui a récemment poussé les prix du cacao à des plus hauts en plusieurs années», ont expliqué les économistes de Commerzbank.

Le phénomène El Niño se traduit par un réchauffement des eaux de surface de l'océan Pacifique central et oriental et entraîne diverses perturbations climatiques dans plusieurs régions du monde.

L'Organisation internationale du cacao (ICCO) prévoit que le marché mondial du cacao reste en déficit jusqu'à la saison 2018/2019.

En fin de semaine, les cours du cacao se sont toutefois corrigés, terminant en baisse jeudi et continuant leur repli vendredi, sous le coup de prises de bénéfices.

«Le cacao a bénéficié d'une forte hausse spéculative depuis début mai et le marché avait trop monté», a expliqué Sterling Smith, analyste chez Citi.

Le café se ressaisit, les craintes sur l'offre brésilienne resurgissent

Après avoir marqué de nouveaux plus bas depuis mi-février en début de semaine, les prix du café se sont ressaisis, les inquiétudes sur l'état de l'offre brésilienne refaisant surface.

Le café a tout d'abord poursuivi sa tendance baissière des dernières semaines, tombant lundi à Londres et mardi à New York à des niveaux inconnus depuis mi-février, à respectivement 1885 dollars la tonne et 167,70 cents la livre.

«Les inquiétudes sur la récolte sont revenues sur le devant de la scène, provoquant une hausse de près de 4 % de l'arabica» mercredi, ont signalé les experts de Commerzbank.

Le Brésil, premier producteur et exportateur mondial de café (principalement d'arabica) a connu une sécheresse exceptionnelle en début d'année, qui est intervenue au moment crucial du développement des fruits des caféiers.

«Des rapports sur le terrain continuent de faire part de petits grains, de grains malformés et de fruits vides», a signalé Sterling Smith chez Citi, ajoutant que les interrogations persistaient quant à la taille finale de la récolte brésilienne en cours.

Selon la Conab, une agence du ministère brésilien de l'Agriculture, la production brésilienne de café devrait s'établir à 44,6 millions de sacs de 60 kilos en 2014, soit 9,33 % de moins qu'en 2013.

Le sucre continue de baisser en raison d'une offre abondante

Contrairement aux prix du café, les cours du sucre ont poursuivi leur baisse cette semaine, alors que la récolte de canne à sucre avance bien au Brésil, premier producteur mondial de cette matière première.

Le sucre est tombé jeudi à Londres à son plus bas niveau depuis deux mois (à 455 dollars la tonne) et vendredi à New York à son minimum depuis un mois et demi (à 17,47 cents la livre).

«La récolte de canne à sucre dans la principale région productrice (du Brésil), le Centre-sud, progresse bien, ce qui met de la pression sur les prix du sucre», ont signalé les économistes de Commerzbank.

En effet, le volume de canne à sucre récoltée depuis le début de la saison en avril et le 1er juin dans le Centre-sud est stable par rapport à la saison dernière, à 117,50 millions de tonnes, selon les données de l'association professionnelle Unica.

De plus, le marché mondial du sucre affiche un excédent d'offre depuis maintenant quatre saisons. La saison actuelle, qui se termine fin septembre, devrait ainsi enregistrer un surplus de production de 4,427 millions de tonnes, selon l'Organisation internationale du sucre (ISO).




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