(Montréal) Le marché de l’automobile a connu une flambée durant l’année 2021 du côté des véhicules neufs, mais surtout des véhicules d’occasion.

Publié le 15 février
Pierre Saint-Arnaud La Presse Canadienne

Les données émanant de l’analyse réalisée par la plateforme de vente de véhicules AutoHebdo démontrent qu’en décembre dernier, le prix moyen d’un véhicule d’occasion avait augmenté de 34,5 % par rapport à décembre 2020, pour atteindre 33 240 $. Il s’agit du prix moyen le plus élevé jamais atteint au pays pour un véhicule d’occasion.

Au Québec, l’augmentation est encore plus importante, atteignant 35,4 %, bien que le prix moyen d’une voiture d’occasion soit sous la moyenne nationale, se situant à 29 434 $. Aucune explication n’est offerte pour cette différence, mais AutoHebdo souligne que le prix moyen est traditionnellement moins élevé au Québec. Une des hypothèses avancées serait que les Québécois achètent, globalement, davantage de berlines que de VUS et de camionnettes comparativement à la moyenne canadienne.

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Du côté des véhicules neufs, le prix moyen canadien a dépassé pour la première fois les 50 000 $ en décembre 2021 pour atteindre 50 758 $, une augmentation de 12,7 % par rapport à décembre 2020. Au Québec, l’augmentation était légèrement supérieure, soit de 12,9 %, pour atteindre 45 975 $.

L’effet pandémique

L’analyse précise que la demande est très forte pour les véhicules automobiles depuis le début de la pandémie, entre autres parce que plusieurs répondants à un sondage réalisé par AutoHebdo ont fait part de leur baisse d’intérêt pour les transports en commun et d’une volonté de se tourner vers le transport en auto pour réduire les risques de contagion. Cette tendance, déjà constatée en 2020, s’est poursuivie en 2021.

Parallèlement, la pandémie a permis à de nombreux Canadiens d’économiser sur les frais de transport en raison du télétravail, sur les frais de voyage, de restauration et ainsi de suite, leur donnant une marge de manœuvre plus grande pour l’achat d’un véhicule.

Pendant que ces facteurs poussaient la demande à la hausse, la pénurie de micropuces qui a affecté les constructeurs automobiles a eu l’effet inverse sur l’offre de véhicules neufs, ce qui explique en bonne partie l’engouement pour les voitures d’occasion.