(Washington) Les inscriptions hebdomadaires au chômage ont continué à grimper aux États-Unis début janvier, pour la deuxième semaine d’affilée, mais restent à un niveau très bas, les employeurs du pays hésitant à licencier face à la pénurie de main-d’œuvre.

Publié le 13 janvier
Agence France-Presse

Du 2 au 8 janvier, 230 000 personnes se sont inscrites au chômage pour recevoir une allocation, soit 23 000 de plus que la semaine précédente, selon les chiffres du département du Travail publiés jeudi.

Les inscription sont au plus haut depuis début novembre, décevant les analystes, qui s’attendaient à voir les inscriptions repartir à la baisse, et tablaient sur 202 000 inscriptions.

Les employeurs américains font face depuis des mois à une pénurie de main-d’œuvre, qui les poussent à garder leurs employés.

La moyenne des inscriptions sur quatre semaines grimpe elle aussi, et s’établit à 210 750 (+6250 par rapport à la semaine précédente).

Cette hausse « reflète probablement une augmentation des licenciements en raison de l’augmentation du nombre de cas de COVID-19 » liés à Omicron, a commenté Nancy Vanden Houten, économiste pour Oxford Economics.

« Les inscriptions pourraient rester élevées à court terme, mais nous nous attendons à ce (qu’elles) reviennent au niveau de 200 000 une fois la vague Omicron passée », a-t-elle ajouté.

Des facteurs saisonniers liés à la période des fêtes de fin d’année pourraient aussi être à l’origine de ce nouveau rebond, souligne Ian Shepherdson, économiste pour Pantheon Macroeconomics.

« La rapidité de la baisse des inscriptions en novembre a été accentuée par des facteurs saisonniers favorables, et le retour de bâton apparaît dans les chiffres récents », souligne-t-il, tablant sur un effet pendant « encore une semaine ou deux », avant une nouvelle baisse.

Par conséquent, le nombre total de bénéficiaires d’une allocation remonte également, et le pays comptait 1,9 million de bénéficiaires au cours de la semaine du 19 au 25 décembre, selon les données les plus récentes disponibles, également publiées jeudi.

C’est 226 264 de plus que la semaine précédente, mais c’est 10 fois moins que les 19 millions, l’an dernier à la même époque.

En décembre, le taux de chômage est tombé à 3,9 %, revenant près de son niveau d’avant la pandémie (3,5 %). Mais les créations d’emplois sont restées à la traîne, et les inégalités très fortes.