(Washington) Le déficit commercial des États-Unis s’est réduit plus que prévu en juillet, avec une baisse des importations signalant un ralentissement de la demande intérieure liée à la crainte du variant Delta,  a annoncé le département du Commerce jeudi.

Agence France-Presse

Il s’agit de la première baisse en trois mois, qui intervient après un record enregistré en juin lorsque la demande intérieure était particulièrement soutenue.

Au total, le déficit des biens et services s’est élevé à 70,1 milliards de dollars, diminuant de 4,3 % comparé à juin, avec des importations en baisse de 0,2 % à 282,9 milliards de dollars et des exportations en hausse de 1,3 % à 212,8 milliards. Les analystes tablaient sur un déficit de 74 milliards de dollars.

Cumulé sur les sept premiers mois de l’année, le déficit des biens et services s’est toutefois accru de 37,1 % à la faveur de la reprise après la récession historique provoquée par la pandémie de COVID-19 en 2020.

Pour le seul mois de juillet, les exportations américaines ont été tirées par la demande de biens de consommation courante, de biens en équipements ou encore de voitures automobiles, d'autobus, de camions et de pièces détachées automobiles.

En revanche, les importations de biens de consommation dont les jouets, les affaires de sport et les téléphones portables sont en baisse ainsi que les importations de voitures, de moteurs et de pièces détachées automobiles.

Par zone géographique et pour les seuls biens, le déficit se réduit de 7,4 % avec la Chine, de 34 % avec le Canada et de 7,6 % avec l’Union européenne.

En revanche, il s’accroît de 17 % avec le Mexique.