Au moment où le Québec vit une surchauffe immobilière et une crise du logement, le gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ) a choisi, mardi, de ne pas aller de l’avant avec une commission parlementaire sur la hausse des prix du marché immobilier. Québec solidaire déplore que le gouvernement « reste les bras croisés ».

Isabelle Dubé Isabelle Dubé
La Presse

Le député de Laurier-Dorion et responsable pour Québec solidaire en matière de logement, Andrés Fontecilla, avait fait une demande de mandat d’initiative en mars dernier sur la surchauffe immobilière en plus de proposer des solutions concrètes comme de rendre transparentes les surenchères en obligeant la divulgation des promesses d’achat simultanées sur une même propriété, de rendre les inspections obligatoires et d’interdire le renoncement à la garantie légale.

« Le prix médian des maisons a augmenté en moyenne de 27 % l’année dernière au Québec. Au lieu de faire de l’aveuglement volontaire, la CAQ devrait prendre cette situation au sérieux avant qu’elle ne devienne hors de contrôle et que les familles de classe moyenne finissent par en payer le gros prix », s’inquiète le député dans un communiqué.

Le vote en faveur ou non du mandat d’initiative devait avoir lieu la semaine dernière lors de la séance de travail de la Commission de l’aménagement du territoire. Or le gouvernement avait finalement choisi de le reporter à ce mardi.

Maintenant que la CAQ a refusé de discuter de la question en commission parlementaire, le député implore la ministre Andrée Laforest d’étudier sérieusement les propositions et de proposer un plan « digne de ce nom » pour freiner la surchauffe afin de limiter les dégâts.