(Paris) La présidente de la Banque centrale européenne (BCE), Christine Lagarde, a estimé mercredi que la propagation du nouveau coronavirus chinois apportait une « nouvelle dose d’incertitude » à la croissance économique.  

Agence France-Presse

Alors que la menace d’une guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine semble avoir diminué, « le coronavirus ajoute une nouvelle dose d’incertitude », a-t-elle déclaré lors d’une conférence organisée à Paris par le quotidien Les Échos.

Cette déclaration marque un infléchissement par rapport au ton assez optimiste sur les perspectives économiques en zone euro adopté en janvier par la Française après la dernière réunion de politique monétaire de la BCE.

Néanmoins, l’ancienne directrice du Fonds monétaire international (FMI) a cherché à rassurer et argué que la politique de la BCE, en voulant garder ses taux d’intérêt au plus bas et reprenant depuis novembre ses rachats d’actifs sur le marché, « agit comme un stabilisateur automatique efficace » pour soutenir la zone euro.  

Le président de la Réserve fédérale américaine, Jerome Powell, avait lui déclaré il y a une semaine que cette dernière « surveillait de près » l’épidémie liée au nouveau virus.  

Celui-ci a tué à ce jour près de 500 personnes et infecté plus de 24 000 personnes en Chine continentale, et il se propage dans plus de 20 pays.

« Il y aura clairement des implications au moins à court terme pour la production chinoise », a déclaré M. Powell, avec des effets d’entraînement pour d’autres économies.