(Washington) Les inscriptions au chômage ont fortement diminué en une semaine aux États-Unis, suggérant que les licenciements ont ralenti malgré la recrudescence des cas de COVID-19 dans le pays, selon les chiffres publiés jeudi par le département du Travail.

Agence France-Presse

Entre le 1er et le 7 novembre, 709 000 personnes ont pointé au chômage, une forte baisse par rapport à la semaine précédente, où ils étaient 757 000, selon des chiffres revus en hausse.

Il s’agit du niveau le plus bas depuis mars, lorsque les mesures de confinement ont été mises en place, mais cela reste plus de trois fois plus élevé qu’avant la pandémie.

Les analystes s’attendaient à 740 000 nouvelles inscriptions.

Et 6,8 millions d’Américains touchaient le chômage fin octobre, contre 7,2 une semaine plus tôt, les données étant publiées avec une semaine de décalage.

Mais cette baisse ne signifie pas forcément que ces personnes ont retrouvé du travail : une partie d’entre elles n’a désormais plus droit aux allocations chômage, et se tourne vers des aides supplémentaires mises en place par le gouvernement fédéral pour faire face à la pandémie.

Elles permettent d’une part d’étendre les allocations chômage à des travailleurs qui n’y ont habituellement pas droit, comme les travailleurs indépendants, et d’autre part, de prolonger les droits au chômage de plusieurs semaines.

Un tiers des chômeurs du pays est désormais sans emploi depuis plus de six mois, selon les chiffres d’octobre publiés la semaine passée.

Beaucoup de travailleurs licenciés lorsque la pandémie a touché les États-Unis il y a huit mois, en mars, n’ont toujours pas retrouvé de travail. Car certains secteurs, comme le tourisme, restent sinistrés.

Or, aux États-Unis, les allocations chômage sont versées pendant six mois au maximum. Chaque État en fixe le montant et la durée.

En octobre, le taux de chômage est tombé à 6,9 %, et 11,1 millions de personnes sont sans emploi.  

L’élection présidentielle passée, les élus démocrates et républicains du Congrès devraient se remettre au travail, et essayer de trouver un compromis pour mettre un place un nouveau plan de relance, vital selon les économistes pour permettre au pays de retrouver la santé.