(Montréal) Alors que la menace d’une grève des 1125 débardeurs plane sur le port de Montréal, la présidente-directrice générale de l’Administration portuaire, Sylvie Vachon, espère toujours que les parties parviendront à s’entendre et à éviter un conflit.

Lia Lévesque
La Presse canadienne

L’Administration portuaire de Montréal n’est pas l’employeur des débardeurs ; ce sont plutôt les employeurs maritimes, qui sont eux-mêmes réunis sous l’égide de l’Association des employeurs maritimes.

Le Syndicat des 1125 débardeurs, qui est rattaché au Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), affilié à la FTQ, avait voté à 99,5 % pour un mandat de moyens de pression pouvant aller jusqu’à la grève générale illimitée, en décembre dernier.

Vu l’importance stratégique économique du port, il faut donc déterminer les services essentiels à maintenir en cas de grève. Or, le Conseil canadien des relations industrielles a débuté ses audiences sur les services essentiels le 4 février dernier et celles-ci ne sont pas encore terminées. L’audition de la preuve syndicale n’a même pas encore commencé.

Interrogée sur la possibilité d’une grève, alors qu’elle participait à une annonce concernant le terminal de Contrecœur, la PDG de l’Administration portuaire n’a pas voulu intervenir dans le dossier, rappelant que le Port n’est pas l’employeur.

« Nous, on suit un peu ce qui se passe dans la négociation avec le syndicat et l’Association des employeurs maritimes et tout ce que je peux vous dire, c’est que ce que je souhaite le plus, c’est que les parties en viennent à une entente le plus rapidement possible », a-t-elle d’abord commenté.

Elle a admis qu’un éventuel débrayage des débardeurs entraînerait certes des répercussions sur le port. « C’est certain : toute perturbation aux activités portuaires nuit évidemment au port, mais surtout à l’ensemble des exportateurs et importateurs. Donc, ce que je souhaite, c’est qu’ils arrivent à une entente dans les meilleurs délais possible. »

Le port de Montréal est une infrastructure de 26 kilomètres à Montréal, en plus de 4 kilomètres à Contrecœur. Il dessert le Québec, l’Ontario, Terre-Neuve-et-Labrador, une partie de la Côte Est américaine, une partie du Midwest américain et une partie de l’Ouest canadien.

Chaque jour, près de 800 débardeurs peuvent travailler au port, qui est en activité 24 heures sur 24, sept jours sur sept, 358 jours sur 365.