(Londres) Le pétrole continuait de progresser mardi, aidé par les attentes d’assouplissement monétaire dans un contexte de tensions au Moyen-Orient.

Agence France-Presse

Vers 9 h GMT (5 h HE), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre gagnait 0,86 % à 64,26  dollars.

À New York, le baril américain de WTI pour livraison à la même échéance valait 57,30  dollars, 0,76 % de plus qu’à la clôture lundi.

« La crise prolongée au Moyen-Orient et les attentes du marché sur les banques centrales ont soutenu les prix du pétrole hier et ce matin », a résumé Tamas Varga, analyste pour PVM.

Lundi, le chef de la diplomatie britannique Dominic Raab a exclu un échange entre le pétrolier britannique saisi par l’Iran dans le détroit d’Ormuz et le navire-citerne iranien arraisonné par les Britanniques au large de Gibraltar.

De plus, Londres a envoyé un deuxième vaisseau de guerre dans le Golfe pour assurer « la sécurité » des navires britanniques.

Le pétrole a également été porté par la réunion de la Réserve fédérale américaine qui démarre ce mardi pour se conclure mercredi. Une baisse des taux d’intérêt de 25 points de base est très largement attendue par le marché.

« Une réduction des coûts d’emprunt de la banque centrale américaine devrait améliorer la liquidité du marché et amortir le ralentissement de la croissance économique mondiale », a souligné Benjamin Lu, analyste pour Phillip Futures.

Plus la croissance mondiale est forte et plus la demande d’or noir est importante, ce qui se traduit par une hausse des prix du pétrole.

« Un autre facteur de soutien des prix a été la reprise des négociations commerciales entre les États-Unis et la Chine », a conclu M. Varga.

Négociateurs chinois et américains doivent se retrouver mardi à Shanghaï. Ces discussions seront les premières en face à face depuis l’échec brutal des négociations en mai, lorsque Donald Trump avait accusé Pékin d’avoir manqué à ses engagements.

Si les deux pays parviennent à un accord, ce qui est encore loin d’être gagné d’après les analystes, cela serait également bénéfique pour la croissance mondiale, et donc pour les prix du pétrole.