(New York) Les prix du pétrole ont soudainement chuté mercredi en cours de séance alors même qu’un rapport venait de montrer une forte baisse de la production et des stocks de brut aux États-Unis.  

Agence France-Presse

Vers 12 h, le baril américain de WTI pour livraison en septembre reculait de 0,6 % à 56,41 dollars alors qu’il s’affichait peu avant en hausse de 1,5 %.

À Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison à la même échéance grappillait 0,16 % à 63,93 dollars après avoir aussi temporairement plongé.

Cette baisse « n’est a priori liée à aucune nouvelle particulière », selon John Kilduff, courtier en matières premières pour Again Capital. Elle est un peu étonnante « car elle fait suite à un rapport de nature à faire monter les prix, avec une forte baisse des stocks de brut, et une solide demande d’essence », a-t-il ajouté.

Même son de cloche chez Phil Flynn, spécialiste du marché de l’énergie pour Price Futures Group.  

« J’imagine que certains acteurs du marché ont voulu engranger quelques profits après avoir réalisé que le recul marqué de la production et des stocks aux États-Unis ne serait que temporaire puisqu’il est la conséquence du passage de la tempête tropicale Barry » sur le golfe du Mexique et ses côtes mi-juillet, a-t-il avancé.  

La plupart des plateformes en mer avaient alors dû être évacuées et la navigation des pétroliers avait été temporairement ralentie dans la zone.

Résultat : lors de la semaine achevée le 19 juillet, les réserves commerciales de brut ont baissé de 10,8 millions de barils pour s’établir à 445,0 millions, là où les analystes interrogés par l’agence Bloomberg prévoyaient un recul plus modéré de 4,3 millions de barils.

La production a aussi fortement baissé sur la même période pour s’établir à une moyenne de 11,3 millions de barils par jour (mbj), contre 12 mbj la semaine précédente.