(Londres) Les prix du pétrole étaient en légère hausse vendredi en cours d’échanges européens dans un marché partagé entre l’impact du conflit commercial sino-américain sur la demande et les conséquences sur l’offre des sanctions contre l’Iran.

Agence France-Presse

Vers 9 h 50, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juillet valait 70,79 dollars à Londres, en hausse de 40 cents par rapport à la clôture de jeudi.

À New York, le baril américain de WTI pour le contrat de juin gagnait 19 cents à 61,89 dollars.

Signe de l’incertitude du marché, le pétrole, comme les autres actifs financiers à risque, n’a pas souffert vendredi de l’entrée en vigueur de nouveaux droits de douane américains contre la Chine.

« Les inquiétudes qui ont pu être observées en début de semaine sont absentes vendredi », a commenté Stephen Brennock, analyste chez PVM, qui prévient cependant que « ce calme ne doit pas être pris pour acquis » alors que les négociations continuent à Washington.

Par ailleurs, la tension reste élevée au Moyen-Orient, alors que Washington fait grimper la pression contre l’Iran.

« Le régime de Téhéran doit comprendre que toute attaque menée par lui ou par ses affidés, quels qu’ils soient, contre des intérêts ou ressortissants américains entrainera une riposte rapide et ferme des États-Unis », a mis en garde jeudi le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo, rentré plus tôt que prévu à Washington d’une tournée à l’étranger pour participer à des réunions sur l’Iran.

Malgré la stabilité des prix sur la semaine, « le marché du pétrole risque d’être volatil avant la réunion de l’OPEP en juin », a commenté Lukman Otunuga, analyste chez FXTM.

L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et ses partenaires, dont la Russie, décideront fin juin de renouveler ou non leur accord de limitation de la production.

Pour l’instant, les exportateurs de l’OPEP n’ont pas augmenté leurs extractions pour compenser le durcissement des sanctions américaines contre l’Iran, une stratégie opposée à celle adoptée en 2018, quand une réaction anticipée du groupe avait conduit à la fonte des prix au quatrième trimestre.