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Le dollar fort, «un choc significatif» pour l'économie américaine

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L'appréciation de près de 15% du dollar américain qui rend les exportations plus chères et les importations plus compétitives.

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Agence France-Presse
Washington

La récente appréciation du dollar a représenté «un choc significatif» pour l'économie américaine et devrait affecter la croissance, a affirmé lundi un responsable de la Réserve fédérale (Fed).

Le président de la banque de Réserve fédérale de New York William Dudley a analysé «le récent ralentissement» de l'expansion américaine «suggéré par un large éventail d'indicateurs», dont de décevantes créations d'emplois pour mars.

Ainsi l'appréciation de près de 15% du dollar qui «rend les exportations américaines plus chères et les importations plus compétitives» pourrait «réduire la croissance du PIB de 0,6 point de pourcentage sur l'année», a affirmé M. Dudley dans un discours à Newark dans le New Jersey.

Il prévoit qu'au premier trimestre le Produit intérieur brut américain --dont la première estimation sera publiée le 29 avril-- n'augmentera que de 1% en rythme annuel.

Autre facteur contribuant au ralentissement de l'économie, la baisse des prix de l'énergie «risque de conduire à une réduction encore plus sévère des investissements» dans l'industrie américaine du gaz et du pétrole. «Cela va exercer un frein important sur l'activité économique», a-t-il ajouté.

Enfin, M. Dudley a mentionné l'hiver rigoureux dans le nord-est et le Midwest comme étant une des raisons du «Ralentissement-surprise».

Selon lui, le niveau des chutes de neige et le volume de population qui en a été affecté «a été de 20% à 25% plus important en janvier et février qu'au cours des cinq dernières années en moyenne».

«Ce genre de déviations importantes a un impact négatif significatif sur un certain nombre d'indicateurs économiques», a encore affirmé le responsable de la Fed de New York.

Sans donner d'indication sur le calendrier de la normalisation de la politique monétaire, M. Dudley a rappelé qu'une première hausse des taux d'intérêt serait «dépendante des données économiques» et qu'ensuite la trajectoire de hausses des taux serait «relativement faible».

La normalisation de la politique monétaire «ne signifie pas qu'elle sera resserrée. Nous allons simplement passer d'une politique monétaire extrêmement accommodante à une politique qui le sera un peu moins», a-t-il souligné.

Les taux d'intérêt au jour le jour, qui correspondent au taux auquel les banques se prêtent entre elles et qui sont déterminés par la Fed, sont demeurés proches de zéro depuis fin 2008 pour soutenir la reprise.




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