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Sans-fil: Ottawa se fiera au marché pour déterminer les compétiteurs

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On ne sait toujours pas si plus de concurrents feront leur apparition en Ontario, en Alberta et en Colombie-Britannique une fois que les enchères pour le spectre du sans-fil au Canada seront terminées.

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LuAnn LaSalle
La Presse Canadienne
MONTRÉAL

Ottawa semble revenir sur sa promesse de faire passer à quatre le nombre des fournisseurs de services sans fil concurrents dans chaque région du pays.

Le ministre fédéral de l'Industrie, James Moore, a affirmé mercredi que le marché déterminerait s'il y aura quatre concurrents, minimisant ainsi les récents efforts faits par le gouvernement afin d'élargir le marché au-delà des trois principaux fournisseurs canadiens, pour favoriser la concurrence et faire baisser les prix.

«Il serait irresponsable de notre part d'avoir une politique publique ne mettant pas en place les paramètres d'une éventuelle concurrence, si le marché peut la soutenir», a déclaré M. Moore lors d'une entrevue accordée à La Presse Canadienne.

«Quelle que soit la dynamique qui émergera et que pourra soutenir le marché, c'est le marché qui décidera», a ajouté le ministre depuis Ottawa.

Le gouvernement conservateur a assoupli ses règles sur les investissements étrangers à l'intention des fournisseurs de services sans fil qui contrôlent moins de 10% du marché, ouvrant la voie à l'arrivée sur le marché d'entreprises étrangères et aussi à leur acquisition de petits joueurs du marché canadien du sans-fil.

Cette mesure a provoqué l'été dernier une campagne des trois principaux fournisseurs canadiens - Bell (TSX:BCE), Telus (TSX:T) et Rogers (TSX:RCI.B) - qui estimaient que les sociétés étrangères comme Verizon, des États-Unis, se retrouveraient avec un avantage injuste. Verizon a éventuellement renoncé à faire son entrée sur le marché canadien.

M. Moore a indiqué qu'il aimerait que la situation actuellement en vigueur au Canada atlantique, au Québec et en Saskatchewan devienne la norme. Chacune de ces régions compte quatre sociétés rivales - habituellement Bell, Rogers et Telus, en plus d'un joueur régional tel que EastLink, Vidéotron (TSX:QBR.B) ou SaskTel.

On ne sait toujours pas si plus de concurrents feront leur apparition en Ontario, en Alberta et en Colombie-Britannique, une fois que les enchères du 14 janvier pour le spectre du sans-fil au Canada seront terminées.

Les nouveaux joueurs Mobilicity, aujourd'hui sous la protection de la cour, et Wind Mobile se font déjà concurrence en Ontario, en Alberta et en Colombie-Britannique, mais ces entreprises n'ont pu participer aux enchères des ondes nécessaires pour étendre leurs réseaux sans fil dans ces marchés, jugées trop coûteuses.

Le ministre Moore a aussi indiqué qu'une loi était en préparation relativement aux frais d'itinérance imposés par les grandes entreprises de télécommunications aux petites firmes concurrentes pour l'utilisation de leurs réseaux de téléphonie cellulaire.




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