Le déficit commercial des États-Unis a chuté en octobre à son plus bas niveau depuis janvier, grâce à un bond des exportations du pays sur fond de baisse du dollar, selon des chiffres publiés vendredi par le département du Commerce à Washington.

Publié le 10 déc. 2010
AGENCE FRANCE-PRESSE

En données corrigées des variations saisonnières, le déficit est tombé à 38,7 milliards de dollars US, contre 44,6 milliards (chiffre révisé) le mois précédent.

Cette baisse de quelque 13% a pris le contre-pied des analystes, qui tablaient en moyenne sur un déficit en légère augmentation.

Elle est due à une poussée des exportations, qui ont crû de 3,2% par rapport au mois précédent, tandis que les importations reculaient de 0,5%.

Le déficit commercial américain, qui avait chuté à partir de l'été 2008 sur fond de crise économique mondiale et de baisse des importations, était nettement reparti à la hausse à partir du printemps 2009. Mais cette tendance semble s'être inversée après juin 2010, mois où le déficit avait dépassé la barre des 50 milliards de dollars.

En octobre, les États-Unis pourraient avoir bénéficié de la nette baisse du cours du dollar, qui a rendu leurs exportations plus compétitives.

Selon un indice calculé par la banque centrale, le billet vert valait alors 2,6% de moins qu'en septembre par rapport aux monnaies des partenaires commerciaux du pays.

Le département du Commerce a relevé un record des exportations vers les deuxième et troisième partenaires commerciaux du pays, la Chine et le Mexique. Les exportations vers l'Union européenne et le Japon ont été les plus élevées depuis deux ans.

Les États-Unis ont exporté entre autres plus de matières premières industrielles (+8,1%), de produits agricoles et agro-alimentaires (+8,0%), d'automobiles (+4,6%) ou encore de biens d'investissement (+1,0%).

Ils ont réussi en octobre à faire baisser le déficit de leur balance pétrolière au plus bas niveau depuis un an, à 19,1 milliards de dollars. Le prix du baril de brut importé a certes augmenté (à 74,18 dollars en moyenne), mais les volumes de produits pétroliers importés ont été réduits de 9%.

Ils ont diminué leurs importations de matières premières industrielles (-3,5%) ou encore de biens d'investissement (-2,3%) et n'ont augmenté que celles de biens de consommation (+3,1%).

Néanmoins, le déficit demeure élevé avec tous les grands partenaires commerciaux (données non corrigées des variations saisonnières). Avec le premier d'entre eux, le Canada, il a été de 1,1 milliard de dollars, avec la Chine de 25,5 milliards, et avec la zone euro de 6,0 milliards, dont 0,7 milliard avec la France, huitième partenaire commercial.