L'organisme de surveillance des marchés boursiers canadiens a demandé l'ouverture d'une enquête sur le sidérurgiste Algoma (T.AGA) pour de possibles transactions suspectes avant l'annonce par le groupe de son rachat potentiel, a annoncé vendredi le quotidien The Globe and Mail.

LaPresseAffaires.com AGENCE FRANCE-PRESSE

L'organisme de surveillance des marchés boursiers canadiens a demandé l'ouverture d'une enquête sur le sidérurgiste Algoma [[|ticker sym='T.AGA'|]] pour de possibles transactions suspectes avant l'annonce par le groupe de son rachat potentiel, a annoncé vendredi le quotidien The Globe and Mail.

L'action d'Algoma a gagné 21% de lundi à mercredi à la Bourse de Toronto, sur un fort volume de transactions, avant que le groupe n'annonce ce jour-là, après la fermeture de la Bourse, qu'il était en négociation pour son possible rachat. Algoma a confirmé jeudi des discussions avec le numéro deux allemand de l'acier, Salzgitter.

Selon le journal, dès mardi matin, les Services de réglementation du marché avaient contacté Algoma pour savoir si le groupe était sur le point d'être racheté, en regard du volume anormalement élevé d'actions transigées la veille.

"Nous avons appelé l'entreprise. Ils ont dit qu'il ne se passait rien de spécial", a déclaré Michael Prior, responsable de la surveillance de cet organisme qui s'assure notamment que les sociétés communiquent en temps réel à leurs actionnaires toute information les concernant.

Algoma est finalement entré en contact le lendemain avec l'organisme pour l'informer qu'il avait été approché par un acheteur potentiel et qu'ils engageaient des négociations. Les Services de réglementation ont alors suspendu la cotation d'Algoma, qui a ensuite publié un communiqué.

En confirmant jeudi dans un deuxième communiqué des discussions avec l'allemand Salzgitter, Algoma a précisé que "si un accord est trouvé, le prix sera vraisemblablement en dessous du cours actuel des actions".

M. Prior a demandé à la Commission des valeurs mobilières de l'Ontario, gendarme de la Bourse de Toronto, d'enquêter.

Algoma s'est défendu d'avoir contrevenu aux règles. "Nous n'avions rien à communiquer avant d'être approchés", a dit une porte-parole, Brenda Stenta.

Citant des sources proches d'Algoma, The Globe and Mail affirme toutefois que le conseil de direction du groupe a reçu dès la semaine dernière un projet d'offre de rachat d'un groupe allemand. Des discussions informelles auraient eu lieu le week-end dernier et les parties seraient parvenues à esquisser les contours d'un accord lundi soir.