Expansion oblige, la biotech montréalaise ProMetic (T.PLI) ne pourra faire autrement que d'apprendre à danser la samba.

Vincent Brousseau-Pouliot

Expansion oblige, la biotech montréalaise ProMetic [[|ticker sym='T.PLI'|]] ne pourra faire autrement que d'apprendre à danser la samba.

ProMetic Sciences de la vie annoncera ce matin (jeudi) la conclusion de son premier contrat en Amérique du Sud. La biotech a conclu une entente de neuf millions de dollars sur deux ans avec un organisme gouvernemental au Brésil.

La société inscrite à la Bourse de Toronto a vendu à l'Institut de technologie du Parana une technologie permettant à la fois d'isoler une protéine faisant des ravages au Brésil et d'accélérer la fabrication du médicament approprié.

Selon ProMetic, la plus grande économie d'Amérique du Sud économisera ainsi 100 millions de dollars en deux ans en soins de santé. En plus des neuf millions versés à ProMetic, l'Institut de technologie du Parana devra investir 10 millions de dollars dans ses installations.

ProMetic n'est pas en reste: les redevances versées par le gouvernement brésilien constitueront 20 % de son chiffre d'affaires de 15 millions en 2007. Il connaîtra ainsi une hausse de 400 % (12 millions) par rapport à 2006.

«En plus de notre expansion en Amérique du Sud, plusieurs de nos clients ont reçu des approbations pour développer des médicaments en prévision de cette année, ce qui a fait augmenter la demande pour nos produits», dit Michel Laurin, PDG de ProMetic.

Malgré la hausse vertigineuse de ses revenus, la biotech montréalaise n'entend pas se reposer sur ses lauriers. Elle a l'oeil sur tous les marchés émergents.

«Les pays développés constituent un marché saturé pour les biotechs, dit M. Laurin. La population vieillit mais les gouvernements font des pressions sur l'industrie pour contrôler les coûts. La situation est différente dans les marchés émergents comme la Chine, l'Inde, le Moyen-Orient et l'Amérique du Sud. Ils veulent la même qualité de soins de santé et ils sont prêts à payer pour les obtenir.»

Les marchés émergents sont particulièrement réceptifs aux propositions d'affaires de ProMetic, dont les filtres améliorent notamment l'efficacité de l'extraction des protéines contenues dans le sang - de 50 % à 400 % selon le type de protéines. ProMetic a entre autres comme clients la Croix-Rouge américaine.

«Les gouvernements des marchés émergents veulent être autosuffisants, dit M. Laurin. Nous exportons une technologie au lieu de leur vendre des médicaments.»

Mercredi, son titre a augmenté de 4,26% (2 cents), clôturant la séance à 49 cents à la Bourse de Toronto.