Les débardeurs du Port de Montréal déclencheront une grève partielle à partir de mercredi matin. Ils se disent surpris que l’employeur ait décidé d’annuler le paiement des heures non travaillées au lendemain de la dernière journée de négociations.

Antoine Trussart Antoine Trussart
La Presse

La « grève partielle » qui commencera mercredi matin consistera en un refus de travailler les fins de semaine et un refus du temps supplémentaire.

Elle a été déclarée en réponse à l’annonce de l’Association des employeurs maritimes (AEM) de ne plus assurer un minimum d’heures payées non travaillées aux débardeurs, une clause habituellement garantie dans la convention collective. L’AEM a justifié cette mesure par une baisse d’achalandage de 11 % au Port de Montréal.

Michel Murray, représentant du SCFP pour les débardeurs, a déclaré en conférence de presse qu’il pourrait y avoir des délais « de quelques jours » dans le traitement des conteneurs parce que les débardeurs ne travailleront plus les fins de semaine. Selon lui, « 95 % des entreprises ne seraient pas impactées » par la grève partielle.

Les débardeurs ont affirmé qu’ils traiteraient des conteneurs contenant du matériel qui servirait à combattre la pandémie. Ils continueront aussi à assurer les services essentiels les fins de semaine, soit le chargement et déchargement du céréalier et les conteneurs liés à l’approvisionnement de Terre-Neuve et Labrador.

La réaction de l’AEM est attendue sous peu.