(New York) Le puissant syndicat américain de l’automobile UAW, au centre d’une enquête pour des soupçons de corruption, a annoncé samedi que son patron allait se placer en retrait, juste au moment où l’organisation mène des négociations avec les grands constructeurs.

Agence France-Presse

« Le président (de l’organisation) Gary Jones a demandé un congé après un vote du conseil d’administration », a indiqué le syndicat dans un communiqué.  

Le département de la Justice soupçonne des faits de corruption au sein du syndicat et a engagé des poursuites contre une dizaine de responsables de l’organisation.  

Le FBI a, dans ce cadre, mené en août une perquisition au domicile de M. Jones.  

« L’UAW se bat bec et ongles pour assurer à nos membres un avenir meilleur. Je ne veux rien qui le détourne de la mission », a commenté M. Jones dans le document.

Son retrait prenant effet dès ce dimanche, il sera remplacé temporairement par le vice-président du syndicat, Rory Gamble, qui vient de mener les négociations avec le groupe Ford.  

« Ensemble, au cours des derniers mois, nous avons remporté d’importantes victoires pour les membres de l’UAW et nous savons que nous avons encore du travail à faire », a souligné M. Gamble.

L’UAW vient de négocier au forceps un accord avec General Motors, finalisé après une grève de six semaines, la plus longue grève chez le constructeur automobile depuis 50 ans.

Il a entamé dans la foulée des négociations avec Ford, qui ont abouti en quelques jours à un accord préliminaire devant encore être soumis au vote des adhérents du syndicat, et prévoit d’en engager avec Fiat-Chrysler.