Trois municipalités, dont celles de Senneterre, se sont réunies dans le but d’offrir une nouvelle prime aux infirmières qui viendront prêter main-forte au CLSC de Senneterre, dont les urgences sont fermées depuis la mi-octobre. Les infirmières pourraient chacune recevoir jusqu’à 50 000 $.

Publié le 17 déc. 2021
Coralie Laplante
Coralie Laplante La Presse

Les Villes de Senneterre, de Senneterre-Paroisse et de Belcourt, en partenariat avec la Corporation de développement économique (CDE) offriront une prime allant jusqu’à 20 000 $ aux infirmières qui travailleront au CLSC de Senneterre. Cet incitatif s’ajoute aux primes gouvernementales déjà octroyées, qui représentent un montant allant jusqu’à 30 000 $.

« Les communautés du pôle de Senneterre ont besoin de retrouver leur urgence ouverte à temps plein et nous ferons le nécessaire pour recruter le personnel manquant le plus rapidement possible. C’est pourquoi nous passons en mode grande séduction », a affirmé la mairesse de Senneterre, Nathalie-Ann Pelchat, par voie de communiqué.

La CDE a mis sur pied un plan d’attractivité de main-d’œuvre de personnel en soins infirmiers. En plus des primes offertes, de l’accompagnement à l’établissement dans la municipalité située en Abitibi-Témiscamingue sera offert aux infirmières.

Les urgences du Centre de santé de Senneterre sont fermées 16 heures par jour depuis le 18 octobre, en raison de la pénurie de personnel. Il s’agit d’une décision qui a été prise par le Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Abitibi-Témiscamingue (CISSSAT), qui a suscité l’indignation.

Au début du mois de décembre, un homme de 65 ans est mort lors de la fermeture des urgences. Il aurait dû attendre plus de deux heures avant d’être pris « en charge correctement ».

« Ce que nous redoutions est arrivé », avait alors écrit la mairesse de Senneterre, Nathalie-Ann Pelchat, dans une lettre adressée au ministre de la Santé, Christian Dubé. Mme Pelchat avait souligné, en entrevue avec La Presse, que la victime « habitait à 10-15 minutes à pied du Centre de santé de Senneterre ».

Avec Fanny Lévesque, La Presse